Domaine Public et Maritime : Chacun fait ce qui lui plaît

Depuis la première année du mandat, la Municipalité promet la mise en place d’une charte d’embellissement du centre-ville permettant d’harmoniser les façades et devantures des commerces, et d’offrir un cadre à l’occupation du domaine public en matière esthétique et réglementaire. Depuis 2015, après avoir essayé de nous « refiler » celle de la ville de Perpignan (que Le Cercle du Grau avait récusée), la Municipalité observe un inquiétant mutisme sur le sujet.

Au risque de s’attirer les foudres de certains exploitants, Le Cercle du Grau déplore une occupation du domaine public particulièrement anarchique cette année. Les commerçants ayant fait rapidement le calcul qu’une verbalisation pour non-respect des limites d’occupation de l’espace public était amorti parfois en une soirée… Alors, pourquoi ne pas engager une discussion avec ceux qui souhaitent agrandir leurs terrasses commerciales plutôt que d’entretenir des rivalités inopportunes entre commerçants privilégiés et les autres ? Ce ticket « gagnant-gagnant » permettrait également de remplir les caisses de la Mairie.

Dans le même registre d’occupation désordonnée, cet été, les pontons sur le canal ont vu fleurir tables et chaises de nombreux restaurateurs. Si Le Cercle du Grau est plutôt favorable à offrir ces espaces à la clientèle toujours en quête de plus d’authenticité, il estime que ces pontons devraient être réaménagés. Depuis 2015, il a proposé à la Municipalité de réfléchir à la mise à disposition de coffres en aluminium bardés de bois afin que les pêcheurs puissent stocker leur matériel à la place des containers de poubelles et autres congélateurs réformés. Renvoyant vertement Le Cercle du Grau dans ses planches, en argumentant que le projet était en cours, la Municipalité n’a, depuis plus de quatre ans, fait aucune proposition.

Toujours à propos des pontons de pêcheurs, pourquoi la Municipalité accepte-t’elle qu’ils deviennent des places de stationnement privé dès lors qu’il n’accueille plus l’utilitaire professionnel chargé de transporter le produit de la pêche ? Ainsi, on assiste à certains tournois de joutes sur le Canal avec véhicules particuliers et poubelles au premier plan.

Le 28 août 2019

Les Calabrais face aux Tonkinois ?

Occupation du domaine public et maritime

L’équipe municipale aurait-elle suffisamment de racines et de culture graulennes pour vouloir raviver la rivalité ancestrale entre la rive gauche et la rive droite, entre les Calabrais et les Tonkinois ?

Toute blague mise à part, c’est  pourtant la seule explication que l’on pourrait trouver suite à l’envoi d’un courrier adressé à huit restaurants de qualité situés sur le quai Général de Gaulle, rive droite au Grau du Roi. Une mise en demeure au ton fielleux dans laquelle Monsieur le Docteur-Maire rappelle que « l’occupation du domaine public et du domaine maritime n’est pas un droit » et qu’il ne voudrait pas avoir recours à des « mesures coercitives » : la menace est à peine voilée et directement dirigée contre huit établissements de la rive droite, et uniquement eux.

Mais comment la prendre au sérieux quand on voit l’anarchie en matière d’application des arrêtés municipaux qui règne partout dans Le Grau du Roi ? Les commerçants de la rive droite seraient-ils vraiment les seuls à empiéter sur le domaine public et sur le domaine maritime, où d’ailleurs la Mairie n’a pas de compétences ? Pourquoi un tel ostracisme envers des établissements de qualité, tous ouverts à l’année, quand on peut à peine circuler dans certaines rues sur la rive gauche tant les terrasses débordent des limites fixées et que pour  celles-là ? Comment Monsieur le Maire peut-il accorder arbitrairement des terrasses commerciales sur le domaine public ou maritime et refuser à d’autres commerçants d’agrandir leur surface d’exploitation sur le boulevard du Front du Mer ? Comment peut-il fermer les yeux sur tables, chaises, présentoirs, portants, plaques de cuisson… qui encombrent le passage de certaines rues ou quai, sans parler de la Place du Marché, et oser envoyer la patrouille municipale aux « vilains petits canards » du quai Général de Gaulle ?

Plutôt que d’adresser un courrier péremptoire à trois semaines de la fin de la haute saison touristique, pourquoi la Mairie n’organise-t-elle pas une réunion d’information et de concertation en avant-saison avec les commerçants afin de fixer les règles communes à tous une fois pour toutes ?

Le 19 août 2018

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Terrasses commerciales : Au nom de quel principe ?

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Accorder une terrasse commerciale, même décriée car située sur des places de stationnement, à un établissement qui tend à tirer la station balnéaire vers le haut tout au long de l’année, c’est bien. Permettre à un restaurant réputé d’installer une terrasse sur un espace public, même engazonné, c’est bien aussi. Prévoir dans un nouveau schéma urbain à un troisième établissement d’agrandir sa surface extérieure, c’est tout aussi bien.

Dans un souci de développement économique et d’attractivité touristique du Grau du Roi, Le Cercle du Grau est plutôt favorable à ces installations d’autant qu’elles concernent des établissements ouverts à l’année. Mais trois autorisations délivrées sont d’autant plus difficiles à justifier sans que la fameuse charte d’embellissement de la ville visant notamment à harmoniser les terrasses commerciales, et promise par la majorité municipale depuis 2015, n’ait été élaborée et mise en place.

Alors, Le Cercle du Grau repose la question, pourquoi Monsieur le Maire n’utilise pas son pouvoir souverain pour étendre ses décisions à l’ensemble des établissements situés sur le boulevard du Front de Mer ? Des projets de qualité lui avaient été soumis avant le début des travaux de l’Esplanade de la Mer. Pourquoi privilégier certains commerçants au détriment d’autres dans un même périmètre ? La vision de Monsieur le Maire s’arrêterait-elle à de simples accointances amicales ou commerciales ?

Le 22 février 2018

Esplanade de la Mer : « Quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor* »

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Suite à la demande insistante du Cercle du Grau lors du Conseil Municipal du 26 juillet dernier, la Mairie a finalement accepté d’organiser une réunion publique concernant les travaux d’aménagement de l’Esplanade de la Mer qui débutent à la fin du mois de septembre.

Dans un premier temps favorable à cet aménagement qui consistera pour l’essentiel à créer un réseau pluvial et à augmenter l’espace de déambulation (en supprimant le stationnement) depuis la place Constantin jusqu’au parvis de la Mairie, le Cercle du Grau regrette, une fois de plus, qu’une plus large concertation n’ait été effectuée en amont de ce projet avec les riverains (résidents et commerçants) et que les Commissions Municipales, dédiées à l’Urbanisme, ne soient finalement que des chambres d’enregistrement où rien n’est discuté mais tout est imposé !

Ce projet d’1,5 million d’euros manque, en effet, singulièrement d’envergure puisqu’il ne prévoit au final que la régularisation des réseaux secs et humides, l’agrandissement des trottoirs de 0,80 mètre, le maintien de la voie de desserte bitumée et l’élargissement de la promenade sur les anciennes places de stationnement.

Confié à un Bureau d’Etudes Techniques et non à un architecte urbaniste, ce projet entièrement minéral ne propose aucun relief et aucune mise en valeur de l’espace environnant. Mélange des styles de revêtement (bitume, béton désactivé, réutilisation après nettoyage des pavés existants), déplacement de 2 palmiers, installation de bancs…  rien de bien révolutionnaire dans ce projet qu’on nous présente comme l’un des aménagements-phares de la commune. Oubliée la pergola qui devait « meubler » la place Constantin, car jugée trop chère (que sont quelques milliers d’euros comparés à la facture globale ?) ; exit aussi l’harmonisation du revêtement entre les différents espaces et la voirie : le bitume est moins cher…

L’Esplanade de Mer se résume à une promenade de 9 mètres de large sur laquelle Monsieur le Maire refuse l’installation de terrasses commerciales avec pour seul argument que « ce n’est pas dans l’esprit » ! Mais quel « esprit » a donc soufflé pour autoriser l’implantation d’une terrasse pour un hôtel*** récemment inauguré, et sur laquelle tout le monde s’accorde à dire qu’elle apporte une réelle plus-value à la station ? Pourtant, les exploitants recalés n’avaient pas ménagé leurs efforts et leurs moyens en faisant appel à leur architecte pour proposer des terrasses sur la future promenade. Refus catégorique de la part de Monsieur le Maire qui jugule toute émulation commerciale et qui prive également la Commune de quelques redevances d’occupation du domaine public pourtant nécessaires à l’écouter…

Favoriser la circulation « aimablement » entre piétons, cyclistes et automobilistes sera donc  l’enjeu de ce réaménagement mais la matérialisation de la voie de desserte routière en bitume scintillant confirme qu’il sera toujours possible de circuler en voiture et de stationner selon une (courte) durée laissée à la « libre appréciation » des agents verbalisateurs. Dans ce « nouveau projet », point de dépose-minute pour les clients des hôtels, ni de place de livraison pour les commerces…, le civisme des uns et la bienveillance des autres devraient faire le reste ! Alors, demain, viendront les inévitables barrières toulousaines pour empêcher le stationnement anarchique des véhicules.

On notera aussi l’absence de contrôle d’accès à cette esplanade, laissant un « boulevard » de 9 mètres de large sur un même niveau à n’importe quel véhicule fou. Mais on est rassuré, le plan Vigipirate est en place lors des Feux d’Artifices du 14 juillet et du 15 août !

Fermé à toutes propositions dès lors qu’elles n’émanent pas de lui, Monsieur le Maire en oublie même sa géographie, s’opposant à l’idée d’implanter le marché sur la place Constantin en raison du Mistral et de la Tramontane qui rendraient cet espace impraticable de nombreux jours par an ! Il nous semblait pourtant que les immeubles de l’Impérial et du Phare constituaient une barrière assez efficace contre les vents du nord et d’ouest…

Comme dans le conte d’Andersen, où le souverain se présente devant son peuple entièrement nu, victime de personnes malintentionnées qui lui avait laissé croire qu’il portait un costume exceptionnel, cet aménagement, annoncé comme le point de départ du futur projet urbain, n’est en fait que le « toilettage » d’un espace qui n’était peut-être pas forcément prioritaire sur la liste des grands travaux pour Le Grau du Roi.

Un projet insuffisamment pensé et donc forcément, pas abouti ; une « promenade des illusions perdues » qui sera inaugurée au printemps 2018. C’est sûr, l’horloge électorale tourne…

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Projet d’aménagement d’une terrasse commerciale sur le Front de Mer
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Projet d’aménagement d’une terrasse commerciale sur le Front de Mer

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Le 20 septembre 2017

* Daniel Pennac – La petite marchande de prose

Lire l’article paru dans la Gazette de Nîmes du 28 septembre 2017

Pourquoi ne pas vouloir le mieux pour Le Grau du Roi ?

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L’implantation d’une nouvelle terrasse en front de mer suscite un certain émoi auprès des commerçants du Grau du Roi et des riverains de cet établissement. Le Cercle du Grau est très favorable à cet aménagement en harmonie avec la rénovation de cet hôtel qui apportera un vrai plus à la station. Comment ne pas se réjouir de voir émerger de tels projets qui contribuent à rehausser le niveau de l’offre touristique du Grau du Roi et permettent à la Commune d’encaisser des recettes supplémentaires ?

Aujourd’hui, Le Cercle du Grau invite tous les professionnels du tourisme à lui transmettre leur dossier de demande d’occupation du domaine public (lecercledugrau@yahoo.fr) qu’il défendra devant la Commission Développement Economique et Touristique et auprès de Monsieur le Maire.

Car c’est bien vers lui qu’il faut aujourd’hui se retourner. Pourquoi n’a t’il pas prévu dans le cadre du réaménagement du boulevard du Maréchal Juin que les commerces puissent disposer leur terrasse directement en front de mer ? Pourquoi depuis que les places de stationnement ont été supprimées, l’autorisation d’y installer des tables et des chaises n’a t’elle pas été accordée, préférant de pauvres bancs avec d’aussi pitoyables oliviers ? Ces occupations du domaine public, soumises à redevance, représenteraient une source de revenus importante pour la Commune.

Depuis deux ans, Le Cercle du Grau milite pour que la charte d’embellissement de la ville (portant sur la règlementation en matière d’occupation du domaine public, l’harmonisation des façades et des terrasses…) soit mise en place et véritablement appliquée. D’autres communes voisines ont réussi avec succès sur cette question. A force d’attendre après les recommandations d’urbanistes et autres architectes engagés sur le projet de l’Eco-quartier, chacun prend ses libertés en fonction de ses accointances avec la Mairie.

Au lieu de tirer à boulets rouges sur cette terrasse, objet de toutes les critiques (et de toutes les convoitises), profitons de cette jurisprudence pour que les commerces du front de mer bénéficie tous d’une terrasse avec vue sur mer. Chacun y trouvera son compte avec comme objectif commun la nécessaire et salvatrice montée en gamme du Grau du Roi.

Le 10 juillet 2017

Stationnement : une gestion à la petite semaine

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Avec le 1er avril, outre les canulars, arrive au Grau du Roi le temps du stationnement avec son lot d’incohérences.

L’interdiction de stationner sur le Boulevard Maréchal Juin a ses adeptes et ses détracteurs. Promesse de campagne du candidat socialiste, l’idée de supprimer les véhicules du front de mer pour profiter de la vue pourrait se défendre si elle avait été un tant soit peu présentée aux Graulens et s’il y avait un vrai projet derrière, pas uniquement celui de satisfaire quelques commerçants. La nature ayant horreur du vide (et les automobilistes encore plus), ce n’est pas en posant ça et là quelques jardinières dont les oliviers et lauriers roses bénéficieront très vite « d’engrais en tout genre » (mégots, canettes, papiers gras…), que cette belle promenade deviendra attractive. La Mairie, qui une fois de plus agit dans la précipitation et sans grande vision, a t’elle prévue d’offrir la possibilité aux exploitants de restaurants de disposer de cet espace pour y installer des terrasses commerciales ou des animations ? A l’heure où la Mairie cherche à remplir ses caisses, la perception d’une redevance complémentaire pourrait s’avérer judicieuse pour contribuer à redresser les finances de la Commune. Mais non, rien pour l’instant, à part des lignes blanches,  des pots de fleurs et toujours des véhicules ! « Cette décision s’inscrit dans une réflexion globale d’aménagement menée sur le cœur de ville visant à le rendre plus dynamique », on attend de voir… les feuilles des végétaux tomber !

Autre grande mesure qui signe l’ouverture de la saison, depuis le 1er avril, la suppression des parkings au profit de la mise en place d’horodateurs. Même si on peut se réjouir du maintien de l’emploi des personnels saisonniers sur ces parkings, (chargés uniquement de prévenir les ASVP si le paiement du ticket de stationnement aux horodateurs n’a pas été acquitté), on peut s’interroger sur l’opportunité de préférer l’installation d’horodateurs, tout particulièrement en matière d’activité touristique. N’importe quel automobiliste préfère payer le stationnement de son véhicule en le récupérant plutôt que de payer un ticket pour 1 ou 2 heures avec le risque de dépasser le temps payé et de se voir verbalisé. Imaginons juste, un touriste attablé dans l’un des restaurants du Grau du Roi se voir obligé de partir en courant au milieu du repas pour aller changer son ticket de stationnement. Imaginons le même touriste tranquillement installé sur la plage, être obligé d’aller s’acquitter de son stationnement chaque deux heures. Au mieux, la clientèle touristique effectuera un passage éclair dans notre station balnéaire, au pire, ne reviendra pas si elle se voit verbalisée pour avoir dépassé de quelques minutes la durée de stationnement prévue sur son ticket. Les commerçants apprécieront la façon dont la Municipalité rend le « coeur de ville plus dynamique ». Restera la clientèle du Train à 1 euro, qui certes, elle, n’a pas de problème de stationnement…

Toutefois, il y a encore quelques parkings, notamment celui des Anciens Combattants d’Afrique du Nord, qui demeurent gratuits. Revenons rapidement sur les raisons de cette gratuité face au centre commercial de la rive droite. On a récemment constaté la présence du logo de la grande surface sur les affiches des Graulinades. Cette décision a été actée en Conseil Municipal : la société Porpecali s’engage à accompagner les animations culturelles de la ville, moyennant 50.000 € annuels et le parking situé en face, demeure gratuit. Les voitures-ventouses ont trouvé leur lieu idéal de stationnement tout comme dans la ZA du port de pêche où, là aussi, l’anarchie règne. Pourquoi la Police Municipale n’a t’elle pas pour consigne de verbaliser dans la rue des Médards et sur le Quai Christian Gozioso, des véhicules stationnés tout le long de la voirie, sur le domaine public ou pire sur un semblant de trottoir matérialisé uniquement par un marquage au sol ? Il serait peut-être intelligent de penser à recycler les bites en fonte verte, lorsqu’elle seront enlevées de la rue Rédarès, le long de ces rues pour permettre aux piétons d’utiliser enfin les trottoirs.

Heureusement pour les Graulens, la solution du stationnement réside dans le pass-graulen mais dont l’obtention est conditionnée par la présentation de l’avis d’imposition sur le revenu ! Etonnant que la production de ce document, plutôt confidentiel, ne suscite pas plus de réactions. Présenter un justificatif de domicile (quittances de loyers ou de fluides), la carte grise du véhicule domiciliée au Grau du Roi, la taxe foncière ou d’habitation, rien de plus normal mais il est illégal de demander un avis d’imposition sur le revenu pour l’obtention d’un pass de stationnement(*). Depuis quand, faudrait-il justifier de ses revenus pour décrocher une autorisation temporaire de stationnement ? Il ne s’agit pas là d’une aide financière dont l’octroi dépend du niveau de ressources du récipiendaire.

Oui, le stationnement au Grau du Roi, comme dans bon nombre de stations balnéaires, est un vrai problème qui ne se règle pas avec un pass et quatre horodateurs. Un peu de bon sens et un minimum de concertation sembleraient enfin de mise sur ce sujet comme sur tant d’autres.

Le 6 avril 2016

(*) Vous pouvez justifier de votre domicile en présentant un de ces documents (http://www.interieur.gouv.fr)

  • un titre de propriété,

  • un avis d’imposition ou de non-imposition de l’année précédente (impôt sur le revenu, taxe d’habitation ou taxe foncière),

  • une quittance de loyer  de moins de 6 mois,

  • une facture de gaz, d’électricité, d’eau ou de téléphone (fixe ou mobile) de moins de 6 mois,

  • une attestation d’assurance logement,

  • ou, si vous êtes un professionnel, un extrait Kbis de moins de 2 ans.

Attention : le justificatif de domicile doit indiquer votre nom et votre prénom, faute de quoi il risque de ne pas être accepté.

Conseil Municipal du 3 février 2016

Interventions et remarques complémentaires lors du Conseil Municipal du 3/02/16

Question 2 : Extension du Collège D’Alzon, octroi de garantie d’emprunt

1/ Vous mentionnez « une limitation d’un maximum de garantie par une ou plusieurs collectivités fixé à 50% sauf pour les organismes d’intérêt général ». D’après le tableau de répartition que vous nous présentez, et si on comprend bien, le Conseil Départemental du Gard apporte une caution à hauteur de 50% et la Mairie du Grau du Roi, à hauteur de 35%, soit 85%. Le collège d’Alzon est –il considéré comme un organisme d’intérêt  général ?

Le dépassement du seuil des 80% n’est, semble t’il, autorisé que pour une opération d’aménagement (à priori rien à voir avec un équipement tel qu’un collège, privé de surcroit).

2/ Outre la délibération présentée ce 3 février 2016 en Conseil Municipal, serait-il possible d’avoir la copie du contrat de prêt ainsi que les modalités d’appel en garantie que vous a soumis l’établissement bancaire car c’est bien un prêt que la Commune s’apprête à contracter ?

3/ A ce propos, avez-vous procédé à une analyse financière du GIE Avenir Formation pour lequel la Commune va se porter caution ? Avez-vous vérifié s’il s’agissait d’un prêt à taux variable et qu’il n’y avait pas de risque d’emprunt toxique ?

4/ Accorder une garantie d’emprunt pour la construction de ce collège dans une zone inondable et submersible, me parait comporter un risque trop important pour la Commune. A ce titre, pouvez-vous nous préciser qui de la Commune ou du GIE prendra en charge la reconstruction du cordon dunaire ?

Mon but n’est pas de m’opposer à la construction d’un collège sur la commune du Grau du Roi mais il aurait été préférable que soit plutôt considérée la rénovation et la surélévation de la Colonie l’Espoir, située dans une zone sans danger, aussi, pour toutes ces bonnes raisons, je voterai contre votre proposition.

Vote : contre
En savoir plus à propos du Collège d’Alzon

160205_ML 1 ALZONMidi Libre – Le 5 février 2016

Question 3 : Cession du bâtiment des anciennes écoles

Sur cette question, on ne peut que se réjouir d’avoir fait casser la 1ère vente. On passe ainsi de 690.000 € à 860.000 € plus 45.000 € de taxe d’aménagement. Preuve que pour toute cession du patrimoine municipal, toute précipitation peut être préjudiciable pour les intérêts de la Commune.

Vote : pour
En savoir plus à propos des Anciennes Ecoles

Question 8 : Cession du bâtiment anciennement Office du Tourisme

Vous nous demandez de nous prononcer sur la vente de ce bâtiment au profit de la SCI Medazur pour un montant de 620.000 €.

Vous nous avez présenté en Commission Urbanisme deux projets équivalents en termes de prix. Pourquoi ne pas retenir l’offre la plus avantageuse ? Vous nous demandez d’acter la vente à la SCI Medazur, dont les liens avec le responsable du service urbanisme de la ville du Grau du Roi sont assez étroits. On peut s’interroger sur les motivations qui ont guidé votre choix et s’inquiéter d’une espèce de « délit de favoritisme ».

Vous nous avez expliqué en Commission que le projet prévoyait une poissonnerie au rez-de chaussée et un restaurant de poissons à l’étage. Avez-vous obtenu les garanties de réalisation de ce projet ? Certes, nous souhaitons tous une montée en gamme de la rue Rédarès, mais quelle assurance avons-nous que ce projet de réhabilitation architecturale et ce programme d’exploitation commerciale, chiffré par le futur acquéreur à 92.000 €, sera effectivement réalisé une fois la vente conclue ? Je regrette que l’offre la moins avantageuse soit choisie et que vous n’ayez pas demandé des compléments d’information au 2ème candidat qui certes a présenté un projet plus succint mais supérieur de 10.000 €.

Vote : contre

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Midi Libre – Le 5 février 2016

Question 10 : Convention d’occupation du domaine public SARL BB2 (B’Plage)

Majorer de 357% le loyer annuel et réduire le bail emphytéotique d’une durée de 30 ans à une convention de 5 ans, révocable et précaire, renouvelable 2 fois : cette convention ressemble davantage à une punition plutôt qu’à une harmonisation de l’occupation du domaine public.

Aujourd’hui, une autre question se pose : les deux autres établissements de la plage du Boucanet vont-ils être soumis au même régime et voir également leur loyer s’envoler ?

Vote : abstention
En savoir plus à propos de l’occupation du domaine public

Question 28 : Occupation du domaine public : bateau de promenade « Aigues-Roi »

Serait-il possible d’obtenir le tableau des tarifs pour l’ensemble des prestataires utilisant des pontons d’embarquement de passagers que ce soit pour des bateaux de promenades, des locations de scooters de mer… ?

Vote : pour

Question écrite :

La Fédération Française de la Course Camarguaise connait actuellement une grave crise. Toutes les communes disposant d’arènes et perpétuant la tradition camarguaise ont reçu une demande de soutien financier de la part de la FFCC. Particulièrement attachée à ces traditions, je souhaiterais que la commune Grau du Roi puisse donner une suite favorable à cette demande. Pouvez-vous nous confirmer votre position ?

A propos de bouvine, nous avons découvert l’affiche de l’Abrivado des Plages du 5 mars 2016. Je m’étonne de ne pas y voir figurer le logo de la sociéte Porpecali dans le cadre de la convention que vous nous avez demandé d’approuver lors du Conseil Municipal du 25 novembre dernier.

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Le 6 février 2016

Rétrospective 2015 – Occupation du Domaine Public

Fixer des règles claires en matière d’occupation du domaine public semblerait être, à première vue, une intention louable de la part de la Municipalité. Mais faire d’un cas particulier, une généralité est devenu l’exercice préféré, et parfois très risqué, de l’équipe en place.

Cet article, publié le 2 décembre 2015, est à lire sur  https://lecercledugrau.com/dossiers/pour-lexemple/

bplage

Pour l’exemple !

restaurant de plage

Fixer des règles claires en matière d’occupation du domaine public semblerait être, à première vue, une intention louable de la part de la Municipalité. Mais faire d’un cas particulier, une généralité est devenu l’exercice préféré, et parfois très risqué, de l’équipe en place.

Ainsi, la Mairie « s’attaque » désormais aux établissements commerciaux situés en haut de plage au Boucanet. Enfin surtout à un d’entre eux ! Dans sa ligne de mire, une exploitation commerciale ouverte à l’année, dont la qualité n’est plus à démontrer, à qui Monsieur le Maire s’apprête à imposer une majoration de 357 % sur le loyer annuel et à réduire le bail emphytéotique d’une durée de 30 ans, dont elle bénéficiait jusqu’à présent, à une convention de 5 ans « révocable et précaire ».

Curieux procédé pour inciter les professionnels du tourisme à investir sur la commune et dans leur outil de travail afin d’améliorer le niveau de leurs prestations. Encore plus pernicieux : vouloir « tenir de court » certains commerçants en brandissant au-dessus de leur tête « l’épée de la convention révocable ». La politique d’occupation du domaine public oscille donc entre copinage et intimidation.

Mais passons, puisqu’il s’agit d’une « mise en conformité » (dont on n’a d’ailleurs pas bien saisi les contours juridiques), cette nouvelle convention survenant après moult péripéties juridiques entre l’ancienne et la nouvelle municipalité et cet établissement. Désormais une autre question se pose : les deux autres établissements de la plage du Boucanet vont-ils être soumis au même régime et voir également leur loyer s’envoler ? Au-delà de cette simple question, c’est l’ensemble de la politique de l’occupation du domaine public qui mériterait d’être harmonisée : les terrasses, les pontons commerciaux sur le canal, la place du marché…

Là aussi, on risque de rire… jaune !

Le 2 décembre 2015