Les premières propositions du Cercle du Grau pour un projet urbain équilibré

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A grands renforts d’architectes, d’urbanistes, de maîtres d’œuvre… la Municipalité s’est engagée dans un projet pharaonique de réaménagement urbain, dont le pivot central de réflexion repose sur le dernier terrain constructible, en plein cœur du Grau du Roi.

En raison d’une piètre communication de la part de la Mairie qui s’est peut-être laissée emporter par le mauvais génie de la construction, mais d’atelier en séance publique, de rendez-vous en réunion avec les Graulens, riverains ou non de ce futur quartier, il ressort aujourd’hui un manque d’adhésion de la part des Graulens face à ce projet mal-dimensionné.

Et pourtant, la ”commande” était claire car toutes ces réunions ont ouvert le débat sur le besoin impérieux de logements et de services publics pour une population sans cesse croissante. Des postulats que Le Cercle du Grau partage largement et pour lesquels, assisté d’un cabinet de jeunes architectes-urbanistes, il propose aujourd’hui des solutions alternatives.

Ces propositions sont les premières d’une longue série que Le Cercle du Grau égrènera sur tous les sujets d’importance pour notre commue dans les mois à venir. A n’en pas douter, elles feront l’objet de critiques, seront maladroitement plagiées et susciteront probablement quelques jalousies de la part de ceux qui se complaisent dans des postures politiciennes et se satisfont de commentaires aigres-fins sans intérêt ni valeur pour l’avenir des Graulens. Nous les attendons, et nous attendons surtout leurs propositions pour Le Grau du Roi !

Le 3 juin 2019

Ecoquartier : Un projet alternatif mieux adapté aux attentes des Graulens

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Le Cercle du Grau est évidemment favorable à l’élaboration d’un schéma d’aménagement urbain général mais regrette que le futur écoquartier méditerranéen soit « l’alpha et l’oméga” de cette réflexion. En effet, plusieurs points sont à revoir et tout particulièrement l’implantation des bâtiments, totalement occultée des débats depuis le lancement de ce projet.

Ce n’est qu’en ce début d’année 2019 que les Graulens, riverains ou non, ont réalisé que les esquisses, jusqu’alors présentées comme de simples illustrations, étaient en réalité les immeubles qui allaient fleurir et pour certains, juste au bout de leur jardin, là où Monsieur le Maire et son escouade de consultants et autres spécialistes, avaient promis des ”petites maisons de pêcheurs” !

Le terrain prévu pour accueillir le Quartier des Pins, représente un enjeu majeur pour la requalification du centre-ville et l’attractivité du Grau-du-Roi. La proposition apportée par le cabinet mandaté par la Municipalité ne répond ni aux normes relatives aux écoquartiers, ni aux attentes des Graulens en termes d’aménagements urbains et de logements. La densification extrême (plus d’un millier de résidents) semble davantage satisfaire les appétits des promoteurs qui affichent déjà un prix situé entre 3000 et 4200 € le mètre carré.

La plus controversée des propositions avancées par la Municipalité, est celle d’implanter des immeubles de 2 étages, soit une hauteur minimale de 10 mètres, (le Vieux Phare du Grau du Roi mesure 19 mètres) en limite de propriété des riverains du lotissement Lou Fanal. Espacés les uns des autres par des ruelles sans voie de circulation pour les véhicules, ces ensembles ne disposeront pas de commerces ni de services. Pourtant, une Maison Médicale aurait pu trouver sa place au cœur de cet espace. Sans vie et sans âme, ce nouveau quartier risque de devenir une simple cité dortoir et ses ruelles pourraient rapidement devenir des lieux dans lesquels on ne souhaiterait pas s’attarder.

La proposition du Cercle du Grau consiste à concentrer les bâtiments en R+4 (incluant un parking privatif en rez-de-chaussée) sur la partie ouest du site (celle présentant peu de vis à vis avec les habitations existantes) et au cœur du futur quartier. Le long du lotissement Lou Fanal et de la rue Vincent, des villas individuelles en R+1, disposant chacune d’un espace de stationnement privatif, viendront compléter l’ensemble résidentiel. Ces « Maisons de la Côte » seront organisées de sorte à avoir une façade sur rue et une façade intérieure sur jardin, suivant le modèle d’Europe du Nord. Ces propositions d’aménagement offrent une réponse optimale à la recherche de densité et à la préservation d’un environnement urbain de qualité.

A l’entrée ouest du Quartier des Pins, un projet de Maison Médicale pourrait voir le jour sur un terrain privé. Pour desservir les habitations et les prestataires de services qui auront choisi d’installer leur activité au cœur de ce nouvel espace, un maillage de voies de circulation sera créé. Dans cet écoquartier, la présence de la voiture doit s’atténuer sans pour autant en disparaître entièrement.

Avec un potentiel de 300 logements dans le Quartier des Pins, de 110 appartements dans celui de la Gare et de 70 villas, ce projet a été imaginé dans le respect des riverains installés de longue date aux abords de cet espace naturel, en privilégiant les moyennes et grandes superficies afin d’éviter toute spéculation immobilière liées aux résidences secondaires. Ce projet propose une meilleure qualité d’usages et d’habitations autant pour les nouveaux résidents que pour les riverains dont on peut comprendre la légitime inquiétude face à la modification significative du paysage urbain.

Le 1er juin 2019

Redonner un vrai dynamisme économique à la commune

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©ADEPP

Après avoir largement consulté les Graulens, Le Cercle du Grau a sollicité les compétences de jeunes architectes autour de trois problématiques majeures pour Le Grau du Roi : faciliter le stationnement, densifier la ville en proposant une plus large offre de logements du T3 au T5 et générer de nouveaux espaces publics permettant une nouvelle continuité urbaine entre les quartiers. Le Cabinet ADEPP a ainsi proposé la création deux nouveaux espaces publics majeurs :

  • Un espace public, reliant le canal au cœur du nouvel écoquartier, présentant plusieurs séquences. Du canal à la gare, l’espace est réaménagé supprimant les places de stationnement ce qui permet aux restaurateurs et cafetiers de l’Avenue Simone Veil d’occuper le domaine public selon une charte d’aménagement préétablie. La circulation des véhicules est maintenue; la place réaménagée avec la plantation d’arbres et la mise en place d’une fontaine longiligne courant perpendiculairement du canal jusqu’au  parvis de la gare. Le nouveau parvis, sur lequel les trains arriveront en butée, permettra une mise en valeur de la gare et constituera l’articulation principale vers le nouveau quartier. Il offrira, par ailleurs, un cheminement vers le centre-ville.

De la gare vers le Quartier des Pins, l’espace est aménagé en esplanade arborée. Le projet prévoit la construction de 4 bâtiments de logements de 4 étages, comprenant des zones de stationnement privatives en rez-de chaussée à l’arrière ainsi que des commerces implantés en façade, directement sur l’espace public. Ces nouveaux bâtiments ainsi que le parking du Palais des Sports seront désormais accessibles par une nouvelle voie de desserte depuis l’avenue Dossenheim.

  • Un second espace public, plus fractionné, de la gare et son esplanade principale (en bout de ligne de chemin de fer) jusqu’à la mairie. L’idée est ici d’introduire une continuité entre les quartiers et de faciliter la circulation via les mobilités douces. Un espace piéton sera mis en place le long des anciens rails, conduisant à un nouveau marché couvert. Cette halle, positionnée dans la perspective de la rue de la Rotonde et dans l’alignement de la rue Victor Granier, permettra d’accueillir l’extension du marché en haute saison et tout type d’événements divers (foire, puces, spectacle…). Une promenade piétonne s’étirera de la nouvelle esplanade jusqu’au centre commercial de Port Royal. Le rond-point sera réaménagé de façon à augmenter les espaces de stationnement temporaires en haute période estivale.

A l’arrière de la nouvelle Maison Médicale, un espace vert avec des aires de jeux pour enfants permet de recréer un poumon vert au sein de cet ensemble avec une mise à distance des bâtiments.

Le réaménagement du centre-commercial de Port-Royal et sa desserte piétonnière devraient attirer de nouveaux commerces, redynamisant ainsi l’activité économique de cette zone et de l’ensemble du centre-ville.

Le 1er juin 2019

Stationnement : une solution 4 saisons

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La suppression de près de 500 places de stationnement sur la rive gauche constitue un problème majeur dans la vie quotidienne des Graulens mais aussi des touristes qui ne peuvent plus faire étape dans notre cité balnéaire tant le nombre insuffisant de places de parking et le prix excessif du stationnement sont dissuasifs.

L’une des réponses apportées par la Municipalité proposant de remplacer les places supprimées par un parking silo en ville n’est pas satisfaisante d’un point de vue esthétique et pratique. Le Cercle du Grau propose déjà depuis plusieurs années l’aménagement d’un parking de délestage à l’extérieur de la ville, le long de la rocade D62. D’une superficie d’environ 30 000 m2, ce parking permettrait la création de 2 000 places de stationnement gratuites. Un service de navettes électriques (fluviales et terrestres) achemineraient les touristes jusqu’à différents points du centre-ville.

Les parkings existants seraient ainsi réservés aux habitants des nouveaux quartiers et aux riverains du centre-ville à qui il sera proposé un abonnement annuel à un tarif ultra-préférentiel. Pour les clients des commerces et usagers des équipements situés en centre-ville, une réflexion est actuellement en cours afin d’inciter les commerçants et les activités accueillant du public à participer à un financement « gagnant-gagnant ».

Les parkings Victor Hugo, Fanfonne Guillerme et du Palais des Sports seront entièrement ré-équipés de dallettes béton enherbées. Cette technique permet d’éviter les zones de chaleur des revêtements minéraux ou bitumés, et de rendre ces espaces plus agréables à parcourir pour les usagers.

Le 1er juin 2019

Etats Généraux du Centre-Ville : beaucoup de bruit pour rien

Au terme des trois réunions organisées dans le cadre des Etats Généraux du Centre-Ville, le constat de fausse concertation et la manœuvre pré-électorale, pressentis par Le Cercle du Grau en ouverture de ces rencontres, semble désormais être partagé par tous ceux qui y ont participé en apportant leur (modeste) contribution.

Peu ou pas préparées, ces réunions ont davantage ressemblé à des discussions de « café du commerce » où chacun y est allé de son témoignage ou de sa (parfois fausse) bonne idée plutôt qu’à des réunions destinées à redynamiser un centre-ville qui se paupérise et qui se meurt peu à peu. Annoncées comme des solutions-miracles, les deux études Urbanis et Bérénice ont simplement livré un constat que chaque Graulen, résident ou commerçant, et parfois les deux, est en mesure de dresser depuis plus de 10 ans. Alors une fois que tout cela a été dit ; que les doléances ont été consignées ; que de nombreux exemples dans des communes limitrophes ont été énoncés, que fait-on ?

La Municipalité, aux affaires depuis 2014, nous promet depuis le début de son mandat, une charte d’embellissement pour les devantures des commerces et l’harmonisation des terrasses commerciales ? Où en est-on ?

A propos de la rénovation des façades le long du Canal, malgré les nombreuses propositions du Cercle du Grau, aucune mesure incitative (réduction de la taxe foncière, subventions exceptionnelles accordées par la Commune…) n’a encore été proposée aux propriétaires, qu’attend-on ?

Pour les pontons pêcheurs, en 2015, Le Cercle du Grau avait proposé à la Municipalité, (qui prétendait déjà travailler sur le dossier), une solution de coffres en aluminium, bardés de bois, pour stocker le matériel, répondant au double impératif : sanitaire et esthétisme. Où en est-on ?

Concernant l’occupation du domaine public, Le Cercle du Grau a, à de nombreuses reprises, tiré la sonnette d’alarme, dénonçant un laxisme, d’ailleurs largement revendiqué et assumé, de la part de Monsieur le Maire. Comment accepter que certains commerces utilisent leur local comme zone de stockage et débordent sur le domaine public pour exercer leur activité commerciale ? Sur cette question, Monsieur le Maire affirme ne pas vouloir engager de bras de fer avec les commerçants peu scrupuleux ni avec leurs propriétaires… Que fait-on ?

Quel que soit le sujet, Monsieur le Maire en reste toujours au stade de l’observation. Après concertation, discussion, il devrait normalement y avoir propositions et actions… Et ce ne sont pas les idées qui manquent. Les conseils de quartier en témoignent. Lors des réunions autour du futur écoquartier méditerranéen où Le Cercle du Grau a perçu un réel intérêt, parfois teinté d’inquiétude légitime, de la part des Graulens. S’ils ont compris la philosophie générale de ce projet, la pseudo-concertation qui dure depuis des mois n’est pas satisfaisante. De réunion en grand-messe en présence de l’architecte catalan, les Graulens ont le sentiment de s’être laissés endormir par de grands principes d’aménagements urbains qui viennent de passer brusquement en phase opérationnelle avec le lancement des appels d’offres auprès des promoteurs immobiliers. La plupart des riverains de ce futur écoquartier découvre aujourd’hui avec angoisse le véritable projet. En d’autres termes, en limite de l’espace à bâtir, proche du lotissement Lou Fanal, là où Monsieur le Maire avait annoncé la réalisation de « petites maisons de pêcheurs », les résidents verront bientôt fleurir au bout de leur jardin des immeubles de même hauteur que ceux de Port Royal.

Depuis l’automne dernier, accompagné de trois architectes-urbanistes, Le Cercle du Grau a engagé une vaste réflexion sur cet écoquartier ainsi que sur les problématiques de circulation et de stationnement. Il présentera des propositions alternatives à ces aménagements déterminants pour l’avenir du Grau du Roi, dans les prochaines semaines.

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© Anyojy Beltrando – Alphaville – Tractebel

 

Le 26 février 2019

Le Cercle du Grau s’inquiète de la désertification du centre-ville

Bérénice, Urbanis… ce n’est pas l’affiche d’une tragédie grecque mais les noms de cabinets chargés de redynamiser le centre-ville du Grau du Roi. A force de multiplier les études sans jamais en restituer la moindre analyse, d’organiser des sondages auprès des commerçants qui n’ont jamais vu l’ombre d’un enquêteur, la « tragédie », c’est au cœur de ville qu’elle se déroule !

L’équipe municipale n’est pas décidée à prendre des mesures en faveur du commerce local. La charte d’embellissement pour les terrasses et devantures commerciales, promise depuis 2015, ne sera probablement jamais mise en place. La majorité municipale continue de se faire « accompagner », à coups d’honoraires exorbitants, pour réfléchir à la suppression de places de stationnement, à la limitation des voitures en centre-ville, à la création d’espaces verts tous azimuts… et de multiplier les taxes et redevances des commerçants.

Ce n’est pas la première fois que Le Cercle du Grau s’inquiète de la désertification du centre-ville et de la politique urbaine menée. En cette période de l’Avent, faisons le vœu d’une prise de conscience face à cette situation qui tue Le Grau du Roi à petit feu.

Le 6 décembre 2018

Le Conseil Municipal : une simple chambre d’enregistrement

Modification n°1 du Plan Local d’Urbanisme, dénomination de voies publiques, tarifs 2019 du port de pêche… 20 délibérations inscrites à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 28 novembre dernier et pourtant les vrais sujets sont ailleurs…

Le Cercle du Grau l’avait pressenti en choisissant l’abstention lors du Conseil Municipal du 26 septembre dernier (délibération n°10) à propos de l’autorisation donnée à Monsieur le Maire de signer tous les marchés liés à la réalisation de l’écoquartier méditerranéen. L’absence de montant maximum dans cet accord-cadre motivait son abstention. Une position confortée aujourd’hui lorsqu’il assiste impuissant à la signature de 6 marchés de prestations intellectuelles pour un montant total de 974 566 € HT. Près d’un million d’euros de frais d’études entre « diagnostic prospectif et détermination enjeux urbains (75 600 €), réalisation d’une maquette virtuelle du projet urbain (24 000 €), scénarios d’aménagement (176 817 €), étude de la gare (29 820 €), étude entrée de ville (306 556 €), étude Pompidou-Dossenheim (361 773 €) », engagés sans concertation avec les membres du Conseil Municipal ni lors (de désormais inexistantes) Commissions Urbanisme.

Et pourtant les sujets « Urbanisme » ne manquent pas. Monsieur le Maire, lors du Conseil Municipal du 31 octobre 2018, s’était engagé à présenter l’étude sur la redynamisation du centre-ville en convoquant une Commission dans les meilleurs délais. Une relance du Cercle du Grau par le biais d’une nouvelle question écrite en Conseil Municipal, à propos de la restitution de cette étude qui supposait la réalisation d’un sondage des commerçants, a finalement conduit Monsieur le Maire à décider d’une réunion au plus tôt … en janvier 2019. Le temps peut-être pour que la société, mandatée à hauteur de 20 000 €, puisse enfin administrer ce fameux questionnaire aux quelques commerçants qui seront restés ouverts en cette période de l’Aven.

Passée presqu’inaperçue en début de séance, la décision de Monsieur le Maire concernant la désignation d’un cabinet d’avocats dans l’affaire des photocopieurs de l’Office de Tourisme semble toujours autant gêner la majorité comme l’opposition… Pour mémoire, en novembre 2013, un contrat de location de 2 photocopieurs avait été signé à hauteur de 80 000 € HT pour la seule année de 2014, et 50 000 € pour les années suivantes. Par cette signature, le Président de l’époque engageait l’Office de Tourisme jusqu’en 2022 sans que ni l’équipe qui venait d’être battue aux élections municipales ni celle qui arrivait ne s’en émeuve réellement, mais cinq ans après… ?

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Le 6 décembre 2018