Stationnement : « Devant chez moi, c’est aussi chez moi ! »

Problème majeur et récurrent : le stationnement. Si Le Cercle du Grau a déjà eu l’occasion de présenter ses premières réflexions pour le stationnement estival, le problème vient aussi de « l’intérieur » tout au long de l’année. Passons sur les libertés prises avec les stationnements en double-file, les pontons-parkings, les rues délibérément obstruées par des véhicules en stationnement quasi permanent (voiture, camionnette ou deux-roues), l’appartenance au Grau du Roi ne confère pas un droit de « propriété » sur le domaine public.

La notion du « devant chez moi, c’est aussi chez moi » conduit à des situations anarchiques ! Les autorités n’hésitent pas à verbaliser un véhicule ayant dépassé le forfait de stationnement ou mordant légèrement sur un passage piétons mais ferment allègrement les yeux sur des résidents stationnés sur « leur » trottoir, au plus grand mépris du code de la route. Pires certains « réservent leur place » en utilisant chaises, tabourets et autres filets de pêche. Comment autoriser de tels agissements qui conduisent inévitablement à des injustices entre ceux qui s’octroient le droit et les autres ? Et si le savoir-vivre devenait la meilleure alternative à la sanction ?

Le 28 août 2019

Stationnement : une solution 4 saisons

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La suppression de près de 500 places de stationnement sur la rive gauche constitue un problème majeur dans la vie quotidienne des Graulens mais aussi des touristes qui ne peuvent plus faire étape dans notre cité balnéaire tant le nombre insuffisant de places de parking et le prix excessif du stationnement sont dissuasifs.

L’une des réponses apportées par la Municipalité proposant de remplacer les places supprimées par un parking silo en ville n’est pas satisfaisante d’un point de vue esthétique et pratique. Le Cercle du Grau propose déjà depuis plusieurs années l’aménagement d’un parking de délestage à l’extérieur de la ville, le long de la rocade D62. D’une superficie d’environ 30 000 m2, ce parking permettrait la création de 2 000 places de stationnement gratuites. Un service de navettes électriques (fluviales et terrestres) achemineraient les touristes jusqu’à différents points du centre-ville.

Les parkings existants seraient ainsi réservés aux habitants des nouveaux quartiers et aux riverains du centre-ville à qui il sera proposé un abonnement annuel à un tarif ultra-préférentiel. Pour les clients des commerces et usagers des équipements situés en centre-ville, une réflexion est actuellement en cours afin d’inciter les commerçants et les activités accueillant du public à participer à un financement « gagnant-gagnant ».

Les parkings Victor Hugo, Fanfonne Guillerme et du Palais des Sports seront entièrement ré-équipés de dallettes béton enherbées. Cette technique permet d’éviter les zones de chaleur des revêtements minéraux ou bitumés, et de rendre ces espaces plus agréables à parcourir pour les usagers.

Le 1er juin 2019

Le Cercle du Grau : force de propositions pour sa Commune

Le dernier Conseil Municipal de l’année (19 décembre 2018) s’est déroulé dans la même torpeur qui semble s’abattre depuis quelques mois sur la salle du Conseil. On échange cordialement, parfois à fleuret moucheté, mais malheureusement sans chercher à proposer des alternatives ni à préserver les intérêts des Graulennes et des Graulens.

Se laisse « enfumer » qui veut bien, Le Cercle du Grau poursuit, quant à lui, son travail d’écoute et d’opposition constructive.

Occupation du Domaine Public

A propos des taxes et produits irrécouvrables (délibération n°1), Le Cercle du Grau regrette que chaque année la Commune doive renoncer à une partie des recettes en matière d’occupation du domaine public. Aussi, il a proposé lors de la dernière séance que ces taxes soient recouvrées en tout début de saison ou qu’elles soient directement réclamées aux propriétaires qui les répercuteraient sur le prix de leur loyer.

Stationnement et camping-cars

Annoncer 137 000 € de recettes annuelles pour le parking de la Plage et s’en réjouir révèle une nouvelle fois le manque de clairvoyance de la Municipalité à propos des affaires courantes (délibération n°24). Si on considère les 186 places payantes 9 mois de l’année, cet espace de stationnement, s’il était correctement géré, devrait rapporter 4 fois plus, soit plus de 500 000 €.

Les camping-cars qui ont trouvé un emplacement exceptionnel à très bas coût (quand ils s’en acquittent : 25 € par jour alors que les campings de la commune affichent un tarif moyen de 35€) représentent 90 000 € de recettes par an, soit seulement 117 véhicules stationnés sur l’année. Le Cercle du Grau, par la voie de sa représentante Sophie Pellegrin-Ponsole, a souhaité une nouvelle fois attirer l’attention de la Municipalité sur le manque à gagner de ce parking non-surveillé, où les camping-cars occupent 2 ou 3 places pour respecter leur confort personnel privant les véhicules particuliers de stationner à deux pas de la plage et du centre-ville. La Municipalité doit définitivement trouver un autre emplacement pour accueillir ces touristes à très faible contribution pour la Commune (60 € de dépenses par jour et par camping-car – occupé par 2,5 personnes – contre 54 € par jour et par personne pour un seul touriste). La solution du Camping Municipal de l’Espiguette pourrait être une des réponses à ce problème récurrent, l’étude d’une aire d’accueil côté Vidourle pourrait en être une autre selon Le Cercle du Grau.

Toujours concernant le stationnement et pour la première fois cette année (délibération n°24), vouloir limiter à six le nombre de places attribué aux professionnels dans le parking sous-terrain Saint Vincent est une juste mesure. Mais Le Cercle du Grau va plus loin et propose qu’une majoration de tarif soit appliquée durant la période estivale aux loueurs d’appartements et autres professionnels de l’hébergement qui proposent cette prestation supplémentaire, donc payante, à leurs clientèles.

Enfin, ne pouvant prédire la configuration dans laquelle l’Assemblée Municipale se trouvera en décembre 2020, Le Cercle du Grau a préféré s’abstenir concernant le renouvellement de la mise à disposition du Directeur Général des Services du Grau du Roi. Une reconduction pour deux ans seulement alors que les textes prévoient jusqu’à trois ans. Preuve que le calendrier ainsi que les échéances électorales n’ont échappé à personne. La position du Cercle du Grau semble plus honnête et transparente…

Le 29 décembre 2018Camping-car

Nouveau parking gratuit en centre-ville ?

Monsieur le Maire tenterait t’il de remédier au problème de stationnement en centre-ville en « offrant » une trentaine de places derrière La Poste, rue du Levant ? Les horodateurs ont été supprimés sur ce parking « public » entièrement réaménagé depuis quelques années.

On aurait pu croire à un excès de générosité pré-électorale de la part de Monsieur le Maire envers les riverains et résidents de Port-Royal. Mais il semblerait que Monsieur le Maire n’ait été plutôt mis au pied du mur par la résidence propriétaire de ce parking qu’elle avait concédé à la Mairie et qu’elle souhaite aujourd’hui récupérer… Bientôt la coupure de l’éclairage public sur cet espace désormais privé en sera peut-être une preuve supplémentaire ? A quand, un portail et une clôture qui priveront définitivement le centre-ville de trente places de stationnement ?

Le 16 avril 2018

Vers une désertification et une paupérisation du centre-ville

Si l’on peut toujours s’interroger sur la pertinence et l’urgence qu’il y avait à entreprendre la rénovation du boulevard du front de mer, la question du stationnement en centre-ville aurait mérité d’être davantage réfléchie. En supprimant 85 places de stationnement sur le boulevard du front de mer, la majorité municipale n’a pas saisi que c’était tout l’équilibre économique du centre-ville qu’elle mettait en péril.

Désormais, les résidents et commerçants du centre-ville jettent leur dévolu sur les parkings de Port Royal, de la Poste et de la rue du Levant, non prévus pour du stationnement de longue durée. Ces aires de parking ne sont plus aujourd’hui en capacité d’accueillir la clientèle des magasins faisant l’effort de rester ouverts à l’année. Des clients qui commencent à fuir, des commerçants qui baissent leur rideau les uns après les autres, une absence de mesures en faveur de l’embellissement de la Place du Marché et des quais : la désertification et la paupérisation du centre-ville, (elles aussi), sont en marche !

Sans réflexion préalable, sans concertation, sans vouloir considérer qu’il y a aussi une vie en dehors de la saison touristique au Grau du Roi, Monsieur le Maire a déstabilisé toute l’activité économique de la Commune. Par ailleurs, en refusant l’installation de terrasses commerciales sur la future esplanade de mer, il prive le budget de la Commune de plus de 20 000 € pour l’occupation du domaine public, sans parler des 80 000 € de recettes de stationnement auxquelles il a déjà renoncé.

Un front de mer sans réelle attractivité commerciale, un centre-ville laissé aux mains de “mercenaires estivaux”, l’absence de charte d’embellissement pour les commerces, un laxisme revendiqué face aux dérives d’occupation du domaine public, l’application de tarifs de stationnement sans cesse croissants, le choix de fixer l’amende post-stationnement à 35€… été comme hiver, l’avenir économique du Grau du Roi s’annonce sombre.

Le 7 février 2018

Gouverner, c’est prévoir

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L’ensemble des 41 délibérations soumises à l’approbation du dernier Conseil Municipal, devenu une simple chambre d’enregistrement, continue de refléter la gestion « à la petite semaine »de la Commune qui repose sur trois piliers :

  • payer pour des prestations et des services qui pourraient être assurés par des agents communaux dont les compétences, s’ils étaient suffisamment encadrés, pourraient être valorisées,
  • attribuer des subventions conséquentes à des événements ou à des associations à des fins de « mieux vivre » au Grau du Roi,
  • « saucissonner » les marchés publics ne permettant pas d’avoir de vision globale du montant total des travaux engagés.

Ainsi, Le Cercle du Grau a voté contre la signature d’une convention permettant à la Commune de se faire accompagner par une agence technique départementale (émanation du Conseil Département), gonflant ainsi un peu plus les charges fixes pour trois ans en matière de prestations de services.

Concernant, l’octroi d’une subvention de 40 000 € supplémentaires pour boucler le budget de l’Espace Jean-Pierre Cassel, Le Cercle du Grau a préféré s’abstenir, attendant que soit produit le bilan de fréquentation de ces spectacles pour l’année 2017. Estimant que la programmation culturelle serait peut-être à revoir, Le Cercle du Grau a renouvelé sa proposition d’étudier la mise en délégation de service public (à l’instar des Arènes) afin de ne pas impacter chaque année le budget de la Commune de quelque 180 000 €.

Les travaux de réaménagement du front de mer étant déjà engagés, il est difficile aujourd’hui de ne pas se prononcer favorablement pour tout avenant lié à ce marché. Cela étant, comme la plupart du temps, ces « surprises » risquent d’en créer une énorme lorsque le budget total de cette opération sera consolidé en fin de travaux.

Si la dépénalisation du stationnement est inscrite dans la loi, Le Cercle du Grau a cependant voté contre le montant du Forfait Pour Stationnement (FPS) qui sera fixé à 35€. Un montant laissé à la libre appréciation des Communes, mais que la Mairie a décidé d’aligner sur le montant des zones bleues, alors qu’il n’y en a pas au Grau du Roi car M Le Maire n’en veut pas et ce malgré les demandes des commerçants !

Désormais, tout dépassement de stationnement sera facturé 35€ (au lieu de 17€). Après avoir désorganisé le stationnement en centre-ville, Monsieur le Maire choisit la méthode de verbalisation la plus dure qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur la fréquentation touristique de notre station balnéaire en plus de pénaliser les résidents et ceux qui n’ont d’autres choix que de venir travailler en centre-ville en voiture.

Si officiellement, on ne constate pas d’augmentation sur le tarif horaire du stationnement, il faudra compter avec une plus grande amplitude appliquée désormais de 8 h à 24 heures (au lieu de 9 h à 22h) et des gratuités passant de 2 h 30 à seulement 2 h, notamment sur le parking des Anciens Combattants d’Afrique du Nord (face au Super U). Sur un malentendu, tout passe !

Le Cercle du Grau s’est par ailleurs abstenu sur la mise en place d’une taxe sur les enseignes publicitaires sans qu’un état des lieux de leur opportunité et du respect de la règlementation n’ait été effectué au préalable. En effet, certaines enseignes sont disproportionnées par rapport à la façade et utilisent des codes couleurs qui ne sont en pas en harmonie avec l’architecture vernaculaire du Grau du Roi. Taxer ces enseignes sur simple déclaration du commerçant revient à les installer durablement dans le paysage graulen.

Le 3 décembre 2017

Esplanade de la Mer : « Quand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor* »

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Suite à la demande insistante du Cercle du Grau lors du Conseil Municipal du 26 juillet dernier, la Mairie a finalement accepté d’organiser une réunion publique concernant les travaux d’aménagement de l’Esplanade de la Mer qui débutent à la fin du mois de septembre.

Dans un premier temps favorable à cet aménagement qui consistera pour l’essentiel à créer un réseau pluvial et à augmenter l’espace de déambulation (en supprimant le stationnement) depuis la place Constantin jusqu’au parvis de la Mairie, le Cercle du Grau regrette, une fois de plus, qu’une plus large concertation n’ait été effectuée en amont de ce projet avec les riverains (résidents et commerçants) et que les Commissions Municipales, dédiées à l’Urbanisme, ne soient finalement que des chambres d’enregistrement où rien n’est discuté mais tout est imposé !

Ce projet d’1,5 million d’euros manque, en effet, singulièrement d’envergure puisqu’il ne prévoit au final que la régularisation des réseaux secs et humides, l’agrandissement des trottoirs de 0,80 mètre, le maintien de la voie de desserte bitumée et l’élargissement de la promenade sur les anciennes places de stationnement.

Confié à un Bureau d’Etudes Techniques et non à un architecte urbaniste, ce projet entièrement minéral ne propose aucun relief et aucune mise en valeur de l’espace environnant. Mélange des styles de revêtement (bitume, béton désactivé, réutilisation après nettoyage des pavés existants), déplacement de 2 palmiers, installation de bancs…  rien de bien révolutionnaire dans ce projet qu’on nous présente comme l’un des aménagements-phares de la commune. Oubliée la pergola qui devait « meubler » la place Constantin, car jugée trop chère (que sont quelques milliers d’euros comparés à la facture globale ?) ; exit aussi l’harmonisation du revêtement entre les différents espaces et la voirie : le bitume est moins cher…

L’Esplanade de Mer se résume à une promenade de 9 mètres de large sur laquelle Monsieur le Maire refuse l’installation de terrasses commerciales avec pour seul argument que « ce n’est pas dans l’esprit » ! Mais quel « esprit » a donc soufflé pour autoriser l’implantation d’une terrasse pour un hôtel*** récemment inauguré, et sur laquelle tout le monde s’accorde à dire qu’elle apporte une réelle plus-value à la station ? Pourtant, les exploitants recalés n’avaient pas ménagé leurs efforts et leurs moyens en faisant appel à leur architecte pour proposer des terrasses sur la future promenade. Refus catégorique de la part de Monsieur le Maire qui jugule toute émulation commerciale et qui prive également la Commune de quelques redevances d’occupation du domaine public pourtant nécessaires à l’écouter…

Favoriser la circulation « aimablement » entre piétons, cyclistes et automobilistes sera donc  l’enjeu de ce réaménagement mais la matérialisation de la voie de desserte routière en bitume scintillant confirme qu’il sera toujours possible de circuler en voiture et de stationner selon une (courte) durée laissée à la « libre appréciation » des agents verbalisateurs. Dans ce « nouveau projet », point de dépose-minute pour les clients des hôtels, ni de place de livraison pour les commerces…, le civisme des uns et la bienveillance des autres devraient faire le reste ! Alors, demain, viendront les inévitables barrières toulousaines pour empêcher le stationnement anarchique des véhicules.

On notera aussi l’absence de contrôle d’accès à cette esplanade, laissant un « boulevard » de 9 mètres de large sur un même niveau à n’importe quel véhicule fou. Mais on est rassuré, le plan Vigipirate est en place lors des Feux d’Artifices du 14 juillet et du 15 août !

Fermé à toutes propositions dès lors qu’elles n’émanent pas de lui, Monsieur le Maire en oublie même sa géographie, s’opposant à l’idée d’implanter le marché sur la place Constantin en raison du Mistral et de la Tramontane qui rendraient cet espace impraticable de nombreux jours par an ! Il nous semblait pourtant que les immeubles de l’Impérial et du Phare constituaient une barrière assez efficace contre les vents du nord et d’ouest…

Comme dans le conte d’Andersen, où le souverain se présente devant son peuple entièrement nu, victime de personnes malintentionnées qui lui avait laissé croire qu’il portait un costume exceptionnel, cet aménagement, annoncé comme le point de départ du futur projet urbain, n’est en fait que le « toilettage » d’un espace qui n’était peut-être pas forcément prioritaire sur la liste des grands travaux pour Le Grau du Roi.

Un projet insuffisamment pensé et donc forcément, pas abouti ; une « promenade des illusions perdues » qui sera inaugurée au printemps 2018. C’est sûr, l’horloge électorale tourne…

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Projet d’aménagement d’une terrasse commerciale sur le Front de Mer
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Projet d’aménagement d’une terrasse commerciale sur le Front de Mer

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Le 20 septembre 2017

* Daniel Pennac – La petite marchande de prose

Lire l’article paru dans la Gazette de Nîmes du 28 septembre 2017