Un vote 2018 sans débat pour un budget sans éclat !  

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Le 28 mars, par solidarité avec les autres groupes d’opposition, Le Cercle du Grau a quitté le Conseil Municipal pour des raisons d’irrégularités dans les procédures relatives au vote du budget 2018 de la commune. Ce départ ne change en rien ses positions du Cercle du Grau sur son analyse du budget 2018.

Les budgets se suivent et se ressemblent. Cette année encore et comme l’année dernière, Le Cercle du Grau aurait choisi de s’abstenir sur le vote du budget, accordant une certaine indulgence mais sans pour autant signer un chèque en blanc à la Municipalité.

Une abstention assortie de recommandations en matière d’économie à réaliser principalement sur les charges à caractère général : plus de 7% d’augmentation prévue en 2018, sans compter les 64% d’augmentation sur les frais d’affranchissement qui auraient bien mérité une explication.

Une abstention aussi accompagnée d’alertes sur le recours exponentiel à des prestataires extérieurs.

Une abstention souvent motivée par le manque de vigilance de la part de l’équipe dirigeante quant à l’attribution de certaines subventions.

Pour 2018, même si des efforts ont été réalisés sur certains postes, Le Cercle du Grau dont l’attitude se veut malgré tout constructive, se serait abstenu sur le vote du Budget, estimant anormale la sous-évaluation de certaines recettes qui permettront à la Municipalité d’arborer un satisfecit béat lors de la présentation des comptes 2018 en nous expliquant que les recettes ont largement dépassé les espérances.

Mais, c’est à propos de la subvention accordée au CCAS que Le Cercle du Grau aurait une nouvelle fois réagi. Une augmentation de 11% cette année, et de 64% depuis l’arrivée aux affaires de la nouvelle équipe municipale en 2014. Le CCAS en plus d’être un « état dans l’état » avec sa propre organisation est aujourd’hui un véritable « tonneau des Danaïdes » dans lequel l’argent public est déversé sans fin. La fin des emplois aidés aurait pourtant dû être anticipée et largement compensée grâce au budget des activités périscolaires abandonnées en 2017 mais dont les 100.000 € ont été soigneusement re-ventilés par la Direction du CCAS sans repasser par la case « Conseil Municipal » ! Le Cercle du Grau aurait donc voté résolument contre cette subvention tant que l’audit social et financier qu’il réclame depuis mai 2016 ne serait pas engagé sérieusement. Et ce n’est pas le rapport d’activités transmis à la veille du Conseil Municipal qui aurait suffi à apaiser ses craintes sur cette gestion nébuleuse.

Enfin, concernant la section Investissements, même si Le Cercle du Grau est très favorable aux nécessaires travaux de voirie qui vont représenter cette année plus de 55% d’augmentation, il s’alarme en revanche de l’explosion des frais d’études qui passent de 286 000 € à 639 000 €, cette année.

En résumé, déjà pressenti lors du débat d’orientation, ce prochain exercice budgétaire marque le début des grandes manœuvres pré-électorales : l’abstention aurait demeuré encore cette année la plus sage des positions pour Le Cercle du Grau qui reste très vigilant.

Le 29 mars 2018

« Peut mieux faire pour l’avenir de notre commune : C »

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A la lecture des comptes administratifs 2016, « C » est la note que l’on pourrait adresser à Monsieur le Maire pour la gestion de la Commune même si Le Cercle du Grau a constaté avec plaisir que certains postes de dépenses de fonctionnement avaient effectivement subi de réelles économies.

Les dépenses d’eau et d’assainissement ont baissé de plus de 52.000 €, mais c’est oublier qu’en 2015 elles avaient explosé par rapport à l’année précédente. Il en va de même pour les dépenses d’électricité qui baissent de 10% en 2016 mais qui restent cependant 15 % supérieures au budget 2015. En trois ans de mandat l’équipe municipale aurait pu, comme bon nombre de communes françaises, investir dans  des solutions techniques permettant de réduire considérablement ces dépenses.

D’autres postes ont également fait l’objet de sérieuses économies mais était-il judicieux de réduire de 36% les dépenses d’entretien de voiries et de réseaux quand on voit l’état de certaines rues et places de notre Commune, d’autant qu’il restait plus de 130.000 € dans les caisses à la fin de l’année 2016 ?

Les dépenses pour les festivités ont baissé, elles-aussi de près de 10%  l’année dernière (passant de 544.930 € en 2015 à 481.845 € en 2016). Etait-ce la remarque facétieuse du Cercle du Grau sur le coût des « petits fours » l’année dernière qui a incité la Mairie à réduire ce poste mais là encore, est-ce un choix pertinent de diminuer la part consacrée aux festivités dans la ville et tout particulièrement hors saison ? Il est tellement plus arrangeant de laisser le soin à de courageuses associations de commerçants de tenter d’animer Le Grau du Roi tout au long de l’année, même si elles aussi commencent à se lasser.

Malheureusement, la plupart de ces économies impactent directement le dynamisme de notre ville et la qualité de vie de ses habitants. Des postes pour lesquels le budget aurait pu être augmenté et consommé. Un début d’intention y était et c’est ce que Le Cercle du Grau a tenu à saluer.

Cela étant, ces économies de bout de chandelle masquent l’incapacité ou le manque de volonté de la part de la Municipalité à faire de réelles économies sur d’autres postes beaucoup plus importants.

Les frais de personnels continuent de progresser entre 2015 et 2016, notamment par l’absence, depuis 3 ans de restructuration des services communaux afin de leur confier davantage de missions et ainsi réduire les dépenses liées aux prestations extérieures qui, elles, continuent de progresser.

Les achats de prestations de services sont passés de 229.934 € en 2015 à 254.534 € en 2016, soit une augmentation de 10 %. Les contrats de prestations de service sont passés 1.555.749 € en 2015 à 1.629.988 € en 2016, soit une augmentation de près de 75.000 € ! Parmi ces prestations de services, ne citons que :

•    1,37 million d’euros pour le nettoyage des rues,
•    62.000 € pour le nettoyage des sanisettes,
•    26.000 € pour le désherbage de la voirie,
•    47.300 € pour l’élagage.

Des dizaines de milliers d’euros auraient pu être ainsi économisés avec une réorganisation effective des services communaux engagée depuis trois ans. La majeure partie de ces tâches aurait pu leur être confiée avec la possibilité de recruter des agents en CDI pour les accomplir. C’est d’ailleurs, cette solution qui a été retenue au Camping de l’Espiguette où le recours à des sociétés extérieures pour les travaux d’entretien a été abandonné et a permis la création de quatre postes en CDI. Pourquoi ce qui semble fonctionner à la SEM Le Grau du Roi Développement ne pourrait-il pas être appliqué à la Mairie ?

Des milliers d’euros auraient pu également être économisés si certains contrats avaient été mieux négociés ! Ne citons qu’un seul exemple, anecdotique dans le budget global de la commune mais tellement significatif : 8.112 € par payé pour l’hébergement des comptes de messagerie de la commune par une société composée de 2 personnes basée à Aigues-Vives, au capital de 15.000 €, créée il y a tout juste 2 ans qui n’a certainement ni la structure ni la capacité financière pour disposer de tous les moyens techniques capables de concurrencer les professionnels du secteur. Curieux, Le Cercle du Grau a demandé un devis au n° 1 de l’hébergement en France, une société ayant plus de 25 ans d’expérience, hébergeant plusieurs entreprises du CAC 40 et garantissant une sécurité et une disponibilité des données à 99,99 % : coût de l’hébergement pour 500 adresses e-mail : 1.992 € / an, soit 4 fois moins cher que le prestataire « amateur » !

Le Cercle du Grau, soucieux d’être constructif sans être naïf sur cette apparente « gestion en bon père de famille », a salué les efforts consentis en 2016 mais s’est abstenu sur le vote du budget 2017, estimant une nouvelle fois son manque d’ambition et d’envergure.

Le 6 avril 2017

Chambre Régionale des Comptes : le rapport qui fait pschittt !!!

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Cela devait être un tsunami, un cataclysme, on allait voir ce qu’on allait voir, mais la restitution du  Rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la période 2010-2014 lors du Conseil Municipal du 28 septembre dernier a été juste une petite pluie d’automne, mouillant à peine les élus de l’ancienne majorité.

Après une synthèse laconique de ce rapport par  Monsieur le Maire qui a ainsi pu justifier de l’augmentation des impôts de la Commune et de la vente parfois inopinée du patrimoine municipal, les élus de l’opposition directement concernés par la période observée, ont esquivé les réprimandes et autres recommandations de la Chambre Régionale des Comptes en arguant du fait qu’ils « n’avaient pas eu les temps de rectifier le tir », que « les modes de calcul avaient changé » ou que « s’ils avaient été auditionnés par le Magistrat de la CRC, ils auraient pu s’expliquer »

Bref, un échange de douces banalités et de justifications technico-pathétiques entre ancienne et nouvelle majorité qui semblent avoir signé un pacte de non-agression réciproque sur ce sujet comme sur d’autres…

Peu ou pas d’explication sur les dépenses qui ont progressé de 2010 à 2014, plus de deux fois plus vite que les recettes, laissant 47,8 millions d’euros de dettes à fin 2014, dont 11 millions d’euros pour le Nouvel Hôtel de Ville. Rien non plus de la part de ceux qui étaient aux affaires durant la période contrôlée sur la durée annuelle du temps de travail des agents inférieure aux obligations légales ou sur le coût d’absentéisme s’élevant à 625.000 € rien que sur l’année 2014… Et puis il y a aussi ce passage sur la mise en délégation de service public des arènes dont le montant du loyer annuel de 10.000 € ne semble pas adapté. Rien, pas un mot.

Mais on sait que les recommandations prononcées par la Chambre Régionale des Comptes ne sont que consultatives. Une mise en garde sans bâton n’impressionne personne. Ce rapport de 66 pages que nous vous proposons de consulter sur le blog le Cercle du Grau  (2016-crc-rapport-2010_2014) n’aura été que le prétexte à quelques joutes verbales sans saveur et sans argument entre l’ancienne et la nouvelle équipe municipale.

Il serait peut-être temps de passer à autre chose. Le Grau du Roi mérite bien mieux que cette partie de ping-pong qui se joue depuis deux ans et demie et où personne ne marquera le point.

Le 3 octobre 2016

Sans projet et sans ambition

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Avec des dépenses de fonctionnement représentant 55% du budget global et un budget d’investissement de (seulement) 45 %, la Ville du Grau du Roi vit au-dessus de ses moyens. Dans une commune bien gérée, ces pourcentages sont en principe inversés, mais au Grau les dépenses de fonctionnement supplantent celles des investissements.

Le budget 2016 dénote d’un manque certain d’ambition pour l’avenir de la commune et d’une gestion dans la droite lignée socialiste qui préfère multiplier les emplois publics et distribuer aides et subventions (le plus souvent à des fins électoralistes) plutôt que de construire de vrais projets pour notre commune.

Mais jugez-en par vous-même…

  • Les charges de personnel sont « officiellement » en hausse de 7,6% par rapport à 2015, la réalité étant encore plus importante puisque que certains personnels (et non des moindres ! – le DGS « remercié » par exemple) ne sont pas comptabilisés dans ces charges mais dans un poste budgétaire différent.
  • 330.000 € de dépenses d’eau (dont 185.000 € payés à la Lyonnaise des Eaux pour l’arrosage) alors que 254.000 € avaient été budgétisés (soit 75.000 € de dépenses supplémentaires !).
  • 806.000 € de dépenses d’électricité (dont 420.000 € pour l’éclairage public) alors que 634.000 € avaient été budgétisés (soit 172.000 € de dépenses supplémentaires !).

En moyenne, les dépenses énergétiques (eau et électricité) d’une commune représentent 3% des dépenses de fonctionnement. Au Grau du Roi, elles représentent près de 6% (soit le double !). Alors que la majorité des communes met en œuvre des solutions pour réaliser des économies d’énergie afin, d’une part, de diminuer leurs dépenses et, d’autre part, de réduire l’impact sur l’environnement, au Grau du Roi, c’est tout l’inverse…

Mais il y a aussi les :

  • 1.360.000 € versés à un sous-traitant pour le nettoyage des rues, 69.000 € à un autre pour le nettoyage des sanisettes, 28.000 € à un troisième pour désherber la voirie : autant de postes où d’importantes économies pourraient être réalisées en faisant effectuer certaines de ces taches par du personnel communal tout en assurant un travail de meilleure qualité.
  • 1.445.000 € de subventions versés au CCAS sans que soit fournis aux élus (de l’opposition) la moindre justification de l’emploi de ces sommes ….

A ces dépenses de fonctionnement parmi les plus significatives s’en ajoutent une quantité d’autres : 86.000 € pour emploi de personnel extérieur, 190.000 € de maintenance dont 37.000 € de maintenance informatique, 129.000 € d’honoraires à des cabinets divers (avocats, bureau de contrôle…), etc…

Autant de postes budgétaires qui pourraient faire l’objet d’importantes économies. Avec un minimum de bon sens, la mise en place de quelques procédures et l’application de règles de gestion, les dépenses de fonctionnement pourraient être considérablement réduites, tout en offrant un service au moins équivalent si ce n’est de meilleure qualité à la population.

Cela pourrait permettre ainsi soit d’investir davantage pour l’avenir de la Commune ou à défaut de faire progresser le pouvoir d’achat des Graulens en réduisant leurs impositions locales… C’est grâce aux investissements que Le Grau du Roi pourra rester maître de son futur.

Le 13 avril 2016

Emprunt toxique, qu’es aco ?

Ou comment la Municipalité a fait perdre plus d’1 million d’euros aux contribuables graulens ?

Depuis 2014, les Graulennes et les Graulens ont enrichi leur vocabulaire d’un nouveau mot : « les emprunts toxiques ». Mais que se cache-t’il derrière ce terme dont l’actuelle majorité municipale nous rebat les oreilles?

Le Grau du Roi, comme beaucoup de communes, a souscrit dans les années 2000 des emprunts. Ces prêts, à taux d’intérêts variables, ont été proposés par établissements financiers, à des élus attirés par la perspective alléchante de taux d’intérêts relativement bas en début de période.

Les commerciaux peu scrupuleux ont « oublié » de préciser que pouvait suivre une seconde période beaucoup plus onéreuse en intérêts. Contrairement aux prêts « traditionnels », les taux d’intérêts de ces prêts « toxiques » sont basés sur des éléments spéculatifs (bourse) et sur la parité Euro-Franc suisse (tant que l’Euro reste haut face au Franc suisse, le taux de base demeure, en moyenne 3,50%. En revanche, dès que l’Euro passe sous le Franc suisse, le taux d’intérêt est d’autant plus majoré que l’écart entre les deux monnaies augmente).

Risquée pour un particulier ou une entreprise privée, cette pratique devient « criminelle » lorsque ce sont des élus, gérant et garants des finances publiques, qui y ont recours. Même si sur le plan légal, rien ne leur interdit, leur moralité et leur bon sens devraient les conduire à ne pas jouer en bourse avec un argent qui n’est pas le leur mais celui des contribuables.

Ceux qui se sont fait piéger par ces offres commerciales faussement attractives, ont pour devoir de sortir de ces prêts dès lors que les taux d’intérêts deviennent trop élevés. Il y a deux manières de sortir de cet engrenage :

1) Soit en remboursant le capital restant dû de manière anticipée sans indemnités de remboursement anticipé, mais il faut avoir, pour cela, la trésorerie nécessaire.

2) Soit en renégociant ces prêts en étant à la merci des organismes financiers qui, d’une part, font payer d’importantes indemnités de renégociations et, d’autre part, consentent un nouveau taux d’intérêt plus élevé que la moyenne.

Et c’est bien cette deuxième solution qui a été retenue par la majorité actuelle. Mais à quel prix ?

En 2008, l’ancienne municipalité avait souscrit auprès de DEXIA un emprunt « toxique » de 5,9 millions d’euros pour lequel le capital restant dû s’élève aujourd’hui à peu plus de 3 millions d’euros. L’équipe municipale, actuellement en place, a choisi de renégocier ce prêt plutôt que de rembourser le capital restant dû.

Mais ce choix pèse très lourd sur les finances de la Ville. Il suppose, d’une part, de payer une pénalité de 835.000 € (dont 101.000 € pris en charge par l’Etat) et, d’autre part, de recourir à un nouveau prêt sur 8 ans pour financer les 3,9 millions, au taux d’intérêt de 4,21 % (un taux particulièrement élevé si on considère que la moyenne des taux se situe aux alentours de 3 %).

Sachant que la Municipalité est entrain de vendre le patrimoine municipal et de faire entrer de la trésorerie dans ses caisses, pourquoi s’est-elle précipitée à renégocier ces prêts en déboursant 835.000 euros de pénalité ?

Une gestion saine et intelligente des finances publiques aurait dû conduire à :

– conserver ces « emprunts toxiques » encore un an, sachant que, pour l’instant, ces prêts toxiques n’avaient pas une grosse incidence sur les finances de la commune,

– patienter jusqu’au renflouement des caisses par la vente des différents biens immobiliers communaux pour rembourser les emprunts toxiques. Ainsi, la Ville n’aurait pas été tenue à payer des pénalités et aurait pu contracter de nouveaux prêts « normaux » à des taux d’intérêts avantageux pour financer les nouveaux investissements.

Manque d’information, incompétence, besoin de présenter des comptes « politiquement corrects » ? Peu importe … En attendant, il s’agit d’une bien lourde faute de gestion qui va coûter plus d’un million d’euros aux contribuables graulens, soit ni plus ni moins que le montant de l’augmentation des impôts locaux, votée l’an passé par nos élus.

Le 1er mars 2016