« Marche arrière toute » sur la vente des Anciennes Ecoles

 Sollicité par le groupe d’opposition lors du Conseil Municipal du 22 juillet dernier, Monsieur le Maire a fini par avouer qu’il renonçait à la vente des anciennes écoles pour un montant de 690.000 €. 
 
Une belle victoire pour l’opposition qui freine ainsi la dilapidation du patrimoine municipal. Mais si les questions écrites posées en Conseil Municipal « n’ouvrent pas au débat », comme s’est plu à le rappeler Monsieur le Maire, subitement soucieux du respect du règlement, les Graulens ont tout de même le droit de connaître les raisons d’un tel renoncement car, contrairement aux propos de Monsieur le Maire, il y avait bien un problème de légalité ou, tout du moins, d’honnêteté et de transparence.  
 
A aucun moment, il n’avait été présenté en Conseil Municipal une vente en deux lots alors qu’un courriel émanant du notaire des futurs acquéreurs informait Monsieur le Maire dès le 16 mars 2015 d’une première acquisition pour un montant de 480.000 €, (correspondant à l’actuel bâtiment à réhabiliter) et d’une deuxième acquisition conditionnée par l’obtention d’un permis de construire (comprenant la cour et un bâti plus léger) pour un montant de 210.000 €. 
 
Questionné par le groupe d’opposition, Monsieur le Préfet s’est « contenté » de la réponse sibylline de Monsieur le Maire lui assurant que « si cette vente fait l’objet de deux actes distincts […] ils seront indivisibles et indissociables et devront être faits simultanément ». Oui, le Préfet s’est ému de cette irrégularité, oui, il a questionné la municipalité parce que cette vente en deux lots n’était pas prévue et oui, il a fermé les yeux sur cette affirmation alors que tout le monde sait pertinemment que, NON, deux actes de vente distincts ne peuvent être liés.
 
Le futur projet prévoyait, par ailleurs, la création de 10 logements, mais sans qu’aucune place de parking, pourtant obligatoire, ne soit réalisée. La SCI Dupin-Rossignol, avait clairement demandé à la Mairie l’exonération de taxes de stationnement, soit à raison de 5.000 € par logement, une remise bienveillante de 50.000 € supplémentaires. Sur cette question également, Monsieur le Préfet s’est satisfait sagement de la réponse de la Mairie : « A l’heure actuelle, aucune promesse d’exonération de création d’aire de stationnement n’est effective ». Ce n’est plus de la gymnastique que la Municipalité impose à Monsieur le Préfet, c’est carrément le grand écart !
 
Alors bon, qu’est-ce qui a pu faire reculer la Mairie sur ce dossier ? Si Monsieur le Préfet n’y a pas vu malice, serait-ce les derniers arguments de l’opposition qui auraient fait annuler cette vente ? Pas d’explication de la part de Monsieur le Maire qui après avoir porté avec enthousiasme ce projet qui « respectait l’âme des anciennes écoles », fait machine arrière sans en informer qui que ce soit.
 
Bien que favorable à la vente des anciennes écoles et à leur réhabilitation, le groupe d’opposition se réjouit d’avoir « détricoté » ce dossier mal ficelé et reste très attentif aux prochaines cessions du patrimoine municipal que ce soit pour les anciennes écoles, les locaux de l’office du tourisme, l’ancien hôtel de ville, la Résidence de Camargue…
le 1er septembre 2015

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