Redonner un vrai dynamisme économique à la commune

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©ADEPP

Après avoir largement consulté les Graulens, Le Cercle du Grau a sollicité les compétences de jeunes architectes autour de trois problématiques majeures pour Le Grau du Roi : faciliter le stationnement, densifier la ville en proposant une plus large offre de logements du T3 au T5 et générer de nouveaux espaces publics permettant une nouvelle continuité urbaine entre les quartiers. Le Cabinet ADEPP a ainsi proposé la création deux nouveaux espaces publics majeurs :

  • Un espace public, reliant le canal au cœur du nouvel écoquartier, présentant plusieurs séquences. Du canal à la gare, l’espace est réaménagé supprimant les places de stationnement ce qui permet aux restaurateurs et cafetiers de l’Avenue Simone Veil d’occuper le domaine public selon une charte d’aménagement préétablie. La circulation des véhicules est maintenue; la place réaménagée avec la plantation d’arbres et la mise en place d’une fontaine longiligne courant perpendiculairement du canal jusqu’au  parvis de la gare. Le nouveau parvis, sur lequel les trains arriveront en butée, permettra une mise en valeur de la gare et constituera l’articulation principale vers le nouveau quartier. Il offrira, par ailleurs, un cheminement vers le centre-ville.

De la gare vers le Quartier des Pins, l’espace est aménagé en esplanade arborée. Le projet prévoit la construction de 4 bâtiments de logements de 4 étages, comprenant des zones de stationnement privatives en rez-de chaussée à l’arrière ainsi que des commerces implantés en façade, directement sur l’espace public. Ces nouveaux bâtiments ainsi que le parking du Palais des Sports seront désormais accessibles par une nouvelle voie de desserte depuis l’avenue Dossenheim.

  • Un second espace public, plus fractionné, de la gare et son esplanade principale (en bout de ligne de chemin de fer) jusqu’à la mairie. L’idée est ici d’introduire une continuité entre les quartiers et de faciliter la circulation via les mobilités douces. Un espace piéton sera mis en place le long des anciens rails, conduisant à un nouveau marché couvert. Cette halle, positionnée dans la perspective de la rue de la Rotonde et dans l’alignement de la rue Victor Granier, permettra d’accueillir l’extension du marché en haute saison et tout type d’événements divers (foire, puces, spectacle…). Une promenade piétonne s’étirera de la nouvelle esplanade jusqu’au centre commercial de Port Royal. Le rond-point sera réaménagé de façon à augmenter les espaces de stationnement temporaires en haute période estivale.

A l’arrière de la nouvelle Maison Médicale, un espace vert avec des aires de jeux pour enfants permet de recréer un poumon vert au sein de cet ensemble avec une mise à distance des bâtiments.

Le réaménagement du centre-commercial de Port-Royal et sa desserte piétonnière devraient attirer de nouveaux commerces, redynamisant ainsi l’activité économique de cette zone et de l’ensemble du centre-ville.

Le 1er juin 2019

Petite « soirée » entre amis

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Compte-rendu du Conseil Municipal du 31 octobre 2018

Monsieur le Maire, pour la deuxième fois de son mandat, peut se réjouir d’avoir créé le parfait consensus autour de lui. Un conseil municipal où les 11 délibérations ont été adoptées à l’unanimité. Peu surprenant car en examinant l’ordre du jour, il semble presque ridicule de réunir une assemblée d’une vingtaine de conseillers municipaux (bon nombre avait déserté à la veille du pont de la Toussaint) pour délibérer sur la sortie d’inventaire d’une tronçonneuse mise à la réforme en raison de sa vétusté, sur l’ouverture dominicale des commerces en 2019 ou sur la tarification d’occupation du domaine public pour les opérateurs de téléphonie mobile…

Seule interrogation du Cercle du Grau à propos de la participation financière de la commune au festival Fest’In Zone de Port Camargue (de 3000 à 5000€ cette année), pourquoi une délibération si tardive dans l’année quand on sait qu’elle a été adoptée par le Conseil d’Administration de la Régie depuis février 2018 ? Simple oubli depuis huit mois.

Ce Conseil Municipal du 31 octobre aura cependant permis d’évoquer l’étude concernant la redynamisation du centre-ville. Alors que des études économiques plus ou moins fantaisistes, avec des résultats tout autant « tartes à la crème », fleurissent, le Cercle du Grau a souhaité connaître les résultats de la mission du cabinet Bérénice, engagé en novembre 2017, et dont l’enquête auprès des commerçants a été décalée (suite aux recommandations du Cercle du Grau) au printemps 2018.

Mais depuis six mois impossible de connaître la période à laquelle s’est déroulée cette enquête, le nombre de questionnaires administrés, le type de commerces ciblés… Quand on interroge les commerçants du centre-ville, personne n’a été approché par le mystérieux cabinet. Mais Monsieur le Maire avec sa faconde et son aplomb naturel a rapidement éludé nos questions en nous (r)assurant que nous serions bientôt conviés à une Commission Urbanisme pour une restitution de cette étude, pour l’instant, fantôme, pas étonnant pour un soir d’Halloween !

Le 7 novembre 2019

Terrasses commerciales : Au nom de quel principe ?

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Accorder une terrasse commerciale, même décriée car située sur des places de stationnement, à un établissement qui tend à tirer la station balnéaire vers le haut tout au long de l’année, c’est bien. Permettre à un restaurant réputé d’installer une terrasse sur un espace public, même engazonné, c’est bien aussi. Prévoir dans un nouveau schéma urbain à un troisième établissement d’agrandir sa surface extérieure, c’est tout aussi bien.

Dans un souci de développement économique et d’attractivité touristique du Grau du Roi, Le Cercle du Grau est plutôt favorable à ces installations d’autant qu’elles concernent des établissements ouverts à l’année. Mais trois autorisations délivrées sont d’autant plus difficiles à justifier sans que la fameuse charte d’embellissement de la ville visant notamment à harmoniser les terrasses commerciales, et promise par la majorité municipale depuis 2015, n’ait été élaborée et mise en place.

Alors, Le Cercle du Grau repose la question, pourquoi Monsieur le Maire n’utilise pas son pouvoir souverain pour étendre ses décisions à l’ensemble des établissements situés sur le boulevard du Front de Mer ? Des projets de qualité lui avaient été soumis avant le début des travaux de l’Esplanade de la Mer. Pourquoi privilégier certains commerçants au détriment d’autres dans un même périmètre ? La vision de Monsieur le Maire s’arrêterait-elle à de simples accointances amicales ou commerciales ?

Le 22 février 2018

Vers une désertification et une paupérisation du centre-ville

Si l’on peut toujours s’interroger sur la pertinence et l’urgence qu’il y avait à entreprendre la rénovation du boulevard du front de mer, la question du stationnement en centre-ville aurait mérité d’être davantage réfléchie. En supprimant 85 places de stationnement sur le boulevard du front de mer, la majorité municipale n’a pas saisi que c’était tout l’équilibre économique du centre-ville qu’elle mettait en péril.

Désormais, les résidents et commerçants du centre-ville jettent leur dévolu sur les parkings de Port Royal, de la Poste et de la rue du Levant, non prévus pour du stationnement de longue durée. Ces aires de parking ne sont plus aujourd’hui en capacité d’accueillir la clientèle des magasins faisant l’effort de rester ouverts à l’année. Des clients qui commencent à fuir, des commerçants qui baissent leur rideau les uns après les autres, une absence de mesures en faveur de l’embellissement de la Place du Marché et des quais : la désertification et la paupérisation du centre-ville, (elles aussi), sont en marche !

Sans réflexion préalable, sans concertation, sans vouloir considérer qu’il y a aussi une vie en dehors de la saison touristique au Grau du Roi, Monsieur le Maire a déstabilisé toute l’activité économique de la Commune. Par ailleurs, en refusant l’installation de terrasses commerciales sur la future esplanade de mer, il prive le budget de la Commune de plus de 20 000 € pour l’occupation du domaine public, sans parler des 80 000 € de recettes de stationnement auxquelles il a déjà renoncé.

Un front de mer sans réelle attractivité commerciale, un centre-ville laissé aux mains de “mercenaires estivaux”, l’absence de charte d’embellissement pour les commerces, un laxisme revendiqué face aux dérives d’occupation du domaine public, l’application de tarifs de stationnement sans cesse croissants, le choix de fixer l’amende post-stationnement à 35€… été comme hiver, l’avenir économique du Grau du Roi s’annonce sombre.

Le 7 février 2018