Etats Généraux du Centre-Ville : beaucoup de bruit pour rien

Au terme des trois réunions organisées dans le cadre des Etats Généraux du Centre-Ville, le constat de fausse concertation et la manœuvre pré-électorale, pressentis par Le Cercle du Grau en ouverture de ces rencontres, semble désormais être partagé par tous ceux qui y ont participé en apportant leur (modeste) contribution.

Peu ou pas préparées, ces réunions ont davantage ressemblé à des discussions de « café du commerce » où chacun y est allé de son témoignage ou de sa (parfois fausse) bonne idée plutôt qu’à des réunions destinées à redynamiser un centre-ville qui se paupérise et qui se meurt peu à peu. Annoncées comme des solutions-miracles, les deux études Urbanis et Bérénice ont simplement livré un constat que chaque Graulen, résident ou commerçant, et parfois les deux, est en mesure de dresser depuis plus de 10 ans. Alors une fois que tout cela a été dit ; que les doléances ont été consignées ; que de nombreux exemples dans des communes limitrophes ont été énoncés, que fait-on ?

La Municipalité, aux affaires depuis 2014, nous promet depuis le début de son mandat, une charte d’embellissement pour les devantures des commerces et l’harmonisation des terrasses commerciales ? Où en est-on ?

A propos de la rénovation des façades le long du Canal, malgré les nombreuses propositions du Cercle du Grau, aucune mesure incitative (réduction de la taxe foncière, subventions exceptionnelles accordées par la Commune…) n’a encore été proposée aux propriétaires, qu’attend-on ?

Pour les pontons pêcheurs, en 2015, Le Cercle du Grau avait proposé à la Municipalité, (qui prétendait déjà travailler sur le dossier), une solution de coffres en aluminium, bardés de bois, pour stocker le matériel, répondant au double impératif : sanitaire et esthétisme. Où en est-on ?

Concernant l’occupation du domaine public, Le Cercle du Grau a, à de nombreuses reprises, tiré la sonnette d’alarme, dénonçant un laxisme, d’ailleurs largement revendiqué et assumé, de la part de Monsieur le Maire. Comment accepter que certains commerces utilisent leur local comme zone de stockage et débordent sur le domaine public pour exercer leur activité commerciale ? Sur cette question, Monsieur le Maire affirme ne pas vouloir engager de bras de fer avec les commerçants peu scrupuleux ni avec leurs propriétaires… Que fait-on ?

Quel que soit le sujet, Monsieur le Maire en reste toujours au stade de l’observation. Après concertation, discussion, il devrait normalement y avoir propositions et actions… Et ce ne sont pas les idées qui manquent. Les conseils de quartier en témoignent. Lors des réunions autour du futur écoquartier méditerranéen où Le Cercle du Grau a perçu un réel intérêt, parfois teinté d’inquiétude légitime, de la part des Graulens. S’ils ont compris la philosophie générale de ce projet, la pseudo-concertation qui dure depuis des mois n’est pas satisfaisante. De réunion en grand-messe en présence de l’architecte catalan, les Graulens ont le sentiment de s’être laissés endormir par de grands principes d’aménagements urbains qui viennent de passer brusquement en phase opérationnelle avec le lancement des appels d’offres auprès des promoteurs immobiliers. La plupart des riverains de ce futur écoquartier découvre aujourd’hui avec angoisse le véritable projet. En d’autres termes, en limite de l’espace à bâtir, proche du lotissement Lou Fanal, là où Monsieur le Maire avait annoncé la réalisation de « petites maisons de pêcheurs », les résidents verront bientôt fleurir au bout de leur jardin des immeubles de même hauteur que ceux de Port Royal.

Depuis l’automne dernier, accompagné de trois architectes-urbanistes, Le Cercle du Grau a engagé une vaste réflexion sur cet écoquartier ainsi que sur les problématiques de circulation et de stationnement. Il présentera des propositions alternatives à ces aménagements déterminants pour l’avenir du Grau du Roi, dans les prochaines semaines.

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© Anyojy Beltrando – Alphaville – Tractebel

 

Le 26 février 2019

Un conseil municipal expéditif et pourtant…

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Onze sujets étaient inscrits à l’ordre du jour du Conseil Municipal du 25 janvier. Expédié un peu rapidement peut-être en raison du dernier débat des Primaires de la Gauche, on ne saura jamais… Et pourtant certains dossiers auraient mérité qu’on s’attarde.

Ainsi, on a ressenti une légère fébrilité de la part de la majorité municipale notamment sur les questions relatives aux mutations de personnel et tout particulièrement lorsqu’a été évoqué le transfert d’un agent du CCAS vers le Cabinet de Monsieur le Maire qui n’a guère pu expliquer les futures missions de ce Cadre A.

A 3000€ bruts en moyenne par mois, on est en droit de poser quelques questions sur le contenu des missions de ce salarié à moins qu’il ne s’agisse d’un « rapatriement sanitaire » du CCAS où on sait qu’un malaise général règne. Plus étonnant encore, l’arrivée de cet Attaché principal de catégorie A à la Mairie permutant avec un Adjoint administratif de catégorie C qui rejoint, lui, les services du CCAS : limpact budgétaire pour la Mairie ne sera pas neutre. Quant à l’« échange standard » entre un ATSEM et un adjoint d’animation, on pourrait aussi s’interroger si ce dernier est titulaire du désormais nécessaire diplôme d’ATSEM pour occuper cette fonction. Mais dans ce grand « mercato », Monsieur le Maire nous assure qu’il gère. S’il le dit…

Un certain agacement a également point sur la question des vacataires. Vacataires et intérimaires, on comprend la souplesse pour une Collectivité d’y avoir recours pour des cas « exceptionnels » ou « ponctuels » (et la nuance est importante). Le Cercle du Grau a demandé à ce qu’un état précis des besoins soit réalisé afin de savoir si certaines missions « ponctuelles » mais récurrentes ne pourraient pas faire l’objet de vrais postes.

Un flottement palpable s’est également fait ressentir à l’évocation de l’occupation sans droit ni titre d’une brasserie au Palais de la Mer. Réalisant 9 mois après que le bail était échu, la majorité municipale semble aujourd’hui engluée dans une situation confuse où les loyers ne sont pas encaissés (près de 30.000 €) et aucun bail (même précaire) n’a été signé depuis le 30 avril 2016. Il ne reste qu’à implorer les cieux pour que la société accepte de partir de son plein gré (certainement après la saison touristique, et elle aurait tort de s’en priver). La négligence de l’équipe municipale dans ce dossier risque de coûter cher à la Ville qui devra très certainement s’asseoir une nouvelle fois sur un manque à gagner de 30.000 € d’ici quelques mois.

Même si la question n°3 sur le lancement de la procédure de renouvellement de la concession des plages naturelles avec l’Etat a recueilli l’unanimité, le Cercle du Grau a émis deux remarques. S’étonnant tout d’abord de la réduction de la durée de 15 à 10 ans de cette Convention, le Cercle du Grau souhaite que la définition de « petites » et « grandes » buvettes soit clairement précisée. Le périmètre d’activités de ces deux types d’établissements très proche est difficilement contrôlable et contrôlé. Mais le sujet étant avant tout économique, le Cercle du Grau a demandé que des discussions soient entamées avec les Services de l’Etat afin que l’amplitude d’ouverture des plages privées, véritables mannes économiques et source d’attractivité touristique pour Le Grau du Roi, soit étendue du 15 avril au 15 octobre.

Quasiment parvenue à son terme, la concession des arènes sera remise en jeu cette année pour les années 2018-2019-2020. Notant quelques arguments graves portés à l’encontre de l’ancien Directeur des Arènes (lorsqu’elles celles-ci étaient en régie municipale), Sophie Pellegrin-Ponsole a préféré s’abstenir sur cette question n°4 (tout comme elle l’avait fait en 2014 lors de la première mise en DSP).

Sans aucun bilan financier détaillé présenté à l’assemblée municipale depuis trois ans, il est difficile de juger de la pertinence d’une mise en Concession de Service Public pour la gestion des arènes. Même si l’on peut se réjouir que les travaux d’entretien et de petites rénovations seront désormais à la charge du futur locataire (souhaitons que les compteurs d’eau et d’électricité le soient aussi !) et que le montant de la redevance sera indexé sur le chiffres d’affaires du délégataire, on peut regretter qu’un loyer minimum (10.000 € comme c’est actuellement le cas) ne soit pas prévu dans le cahier des charges.  Mais ne voyons pas de malice, là où il n’y en a pas : il serait surprenant que l’exploitation des arènes devienne subitement déficitaire…

Autre requête formulée par le Cercle du Grau, celle de prévoir la gratuité de la location des arènes aux clubs taurins du Grau du Roi. Soumis à des dates peu favorables (principalement en début de semaine), au paiement d’un loyer de 400 € par soirée et sans possibilité d’exploiter la buvette, certaines associations ont préféré renoncer au cours de la saison 2016 à présenter un spectacle, lui aussi soumis à l’approbation du délégataire. Mais là, Monsieur le Maire a botté en touche !

Le 27 janvier 2017

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Midi Libre – 30 janvier 2017

La vente de l’ancien Office de Tourisme mis sur la table au dernier Conseil Municipal par le Cercle du Grau

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En cette fin d’année, un peu de vie est revenue dans le « grand corps malade » du Conseil Municipal qui offre le spectacle pathétique d’une partie de l’opposition multipliant les recours contre tout et rien, d’une part, et le grand show d’un homme bien seul, d’autre part, dont le jeu favori est celui de noyer le poisson.

« Noyer le poisson », c’est ballot d’ailleurs surtout à propos de la future Ecole de Mer à Port Camargue dont la gestion et l’exploitation vont être mises en Délégation de Service Public. Avec les outils dont la Commune dispose (la Régie de Port Camargue et la SEM Le Grau du Roi Développement), il paraît surprenant d’avoir recours à un tiers pour exploiter cette future installation dont le montant des travaux est tout de même estimé à 4,7 millions d’euros. Monsieur le Maire se réjouit par avance de cette mise en concurrence qui, selon lui, risque de voir flamber les offres. L’optimiste, c’est bien quand il n’est pas candide. Pour être rentable pour la Commune, le montant du loyer devrait s’élever à 225.000 € par an. Quel délégataire s’embarquera dans « cette galère » à ce prix ? Peut-être, Monsieur le Maire a déjà pensé à la reconversion d’un marin récemment retraité à qui il pourrait confier les clés de l’Ecole de Mer à bas prix en échange de sa notoriété (héraultaise quand il gagne et graulenne quand il échoue…). Alors, sur cette question aussi mal ficelée, le Cercle du Grau a préféré s’abstenir.

A retenir du Conseil Municipal du 15 décembre 2016, la question n°31 relative au versement d’une subvention exceptionnelle de 20.000 € à la Maison de Retraite pour honorer la prime de juin aux agents de l’EPAHD. Si on ne peut raisonnablement être contre l’attribution d’une telle prime, on peut se demander pourquoi la Ville est encore obligée de mettre la main à la poche pour abonder le budget du CCAS qui dépasse désormais les 1,5 millions d’euros. De vrais écureuils, les deux Dames de Fer du CCAS qui ne manquent pas une occasion de faire gonfler leur budget ! Mais attention à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf, pardon : attention au CCAS qui veut devenir aussi gros que la Mairie…

Voilà les deux seules questions (sur les 37 inscrites à l’ordre du jour de la séance) qui ont suscité quelques débats mais on vous a gardé le meilleur pour la fin : la vente des anciens locaux de l’Office de Tourisme ! Sachant que le compromis de vente expirait le 16 décembre 2016, le Cercle du Grau a souhaité connaître, par la voix d’une question écrite posée par Sophie Pellegrin-Ponsole, où en était l’acte définitif relatif à la vente de ces locaux pour un montant de 620.000 €. Si la date semble être désormais à peu près calée (première quinzaine de janvier 2017), Monsieur le Maire est beaucoup moins à l’aise quant au respect des conditions de vente.

Pour mémoire, le 3 février 2016, le Cercle du Grau avait manifesté son opposition à cette délibération qui favorisait le candidat moins-disant même si son projet semblait séduisant sur la papier : une poissonnerie en rez-de-chaussé et un restaurant de poissons à l’étage, permettant une opportune et nécessaire montée en gamme de la rue Rédarès. Le Cercle du Grau avait alors demandé que le descriptif de ce projet figure dans l’acte de vente définitif car seuls ces éléments, différenciants par rapport à la deuxième offre plus avantageuse en termes de prix, pouvaient justifier le choix de la SCI Medazur.

Monsieur le Maire nous avait alors assurés qu’il veillerait personnellement à ce que ces conditions soient respectées. Or, le compromis de vente prévoit uniquement « l’ouverture de 3 commerces en rez-de-chaussée, l’aménagement d’une salle au 1er étage et l’amélioration de l’aspect extérieur ». Il semblerait donc que Monsieur le Maire s’apprête à vendre ce bâtiment situé dans un endroit stratégique de la station à un nouveau « marchand du temple » en toute connaissance de cause. Ce projet haut de gamme n’aurait été encore qu’un écran de fumée afin de favoriser un candidat aux liens étroits avec le responsable du Service Urbanisme ? Vous avez dit… favoritisme ?

Lire les autres interventions du Conseil Municipal du 15 décembre 2016

Le 17 décembre 2016

Conseil Municipal : les limites de la transparence

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Au risque de se répéter, la séance du dernier Conseil Municipal (30 novembre 2016) n’a toujours pas porté sur les « fonds municipaux » les sujets majeurs pour Le Grau du Roi :

–          Quelques conventions d’occupation du domaine public pour des opérateurs de téléphonie mobile où l’on constate des écarts significatifs de loyer : « mais ma bonne dame, on n’a pas de marge de manœuvre dans la négociation. On ne pas peut pas priver la Commune de tel ou tel opérateur ». Que dirait-on de commerçants qui détermineraient, eux-mêmes, le montant de la redevance pour leur terrasse ? Accepterait-on une gestion au cas par cas ?

–          Quelques conventions incontournables et déjà effectives de mise à disposition des locaux pour les activités périscolaires avec les écoles du Grau du Roi. A part, l’intérêt pour Madame l’Adjointe au Maire déléguée à la Cohésion Sociale, à l’Éducation et à la Jeunesse de faire sa page de lecture mensuelle, ces sujets ne mériteraient pas de mobiliser l’attention de 29 conseillers municipaux, d’autant que la plupart du temps les conventions sur lesquelles le Conseil Municipal est appelé à se prononcer ne sont que des documents de travail loin d’être finalisés. Une simple délibération de Monsieur le Maire suffirait amplement, ce dernier prenant déjà des libertés de signature et de décision sur des sujets autrement plus importants pour la Commune.

Quand on aborde les points financiers, là c’est Holiday On Ice, ça patine dans tous les sens ! Des jeux d’écriture entre le budget principal et les budgets annexes, avec pour seules explications : « c’est compliqué à expliquer ».  A la question « Pourquoi une augmentation des frais de personnels ? », une réponse laconique « parce qu’on ne l’avait pas prévue dans le budget initial » (sic). Vu que c’est difficile à expliquer et donc à appréhender, on comprend mieux pourquoi les élus de la majorité votent sans s’interroger sur le bien fondé des questions…

Alors pour essayer d’élever un peu le débat, il reste pour l’Opposition, les questions écrites lues par Monsieur le Maire qui les reformule précautionneusement, évitant sagement les sujets qui fâchent.

En effet, lors de ce dernier Conseil Municipal, le Cercle du Grau a demandé où en était la charte d’embellissement entamée par la Commune depuis l’automne 2015, rappelant que l’importance de ce dossier pour les commerces du centre ville qui souffrent de plus en plus. Caviardant notre question, Monsieur le Maire a éludé en précisant qu’il ne pouvait pas donner de calendrier précis, que de nombreux intervenants allaient se pencher sur la question dans sa globalité mais que le règlement d’occupation du domaine public serait désormais appliqué. On n’en attendait pas moins mais on n’en saura pas plus !

Dommage que cette volonté de transparence et de concertation de la part de la Municipalité ne soit que pur affichage. Respecter l’Opposition, c’est avant tout l’écouter.

Le 1er décembre 2016

Un Conseil Municipal bien morose

Rien de transcendant, à l’ordre du jour du Conseil Municipal du mercredi 27 avril 2016, contrairement à ce qu’a annoncé Monsieur le Maire en préambule de cette séance, évoquant de grands projets pour le développement économique et le développement durable du Grau du Roi. Convention pour le pâturage de taureaux sur le domaine public, extension de la durée d’occupation du domaine public portuaire pour une base de jet-ski, installation d’un marché bio sur l’avenue de la Gare, 3 personnels supplémentaires à la Police Municipale…, chacun appréciera la dimension visionnaire de ces décisions et autres délibérations pour le développement économique et le rayonnement de notre commune !

Fier d’annoncer un avenant de 500.000 € supplémentaires (sur les 9 millions déjà engagés) à la Convention avec l’Etablissement Public Foncier Languedoc-Roussillon qui assure la maîtrise foncière du futur Eco-Quartier Méditerranéen sur le site de l’ancien Camping des Pins, Monsieur le Maire a été malheureusement incapable d’indiquer les raisons de cette rallonge financière. D’ailleurs, Le Cercle du Grau vous apporte quelques éclairages sur cette vente réalisée « à la hussarde » en fin d’année 2015 (lire l’article).

Parce que l’aménagement urbain sera manifestement la clé de voûte de ce mandat, Le Cercle du Grau reste particulièrement vigilant en ce qui concerne les ventes du patrimoine municipal. Ainsi, a-t-on appris au cours du Conseil Municipal que l’acte de vente pour le bâtiment de l’ancien Office du Tourisme n’était toujours pas signé, et que celui de la vente des anciennes écoles en était au stade de la promesse, un acte suspendu à un grand nombre de clauses. Quant à la transaction de la Résidence de Camargue, Le Cercle du Grau renouvelle ses mises en garde concernant la capacité financière de l’opérateur choisi et le respect de ses engagements à réaliser un complexe touristique et à ne pas convertir son projet très alléchant en « vulgaire » opération immobilière. On les aura prévenus !

A l’aube d’une nouvelle saison touristique, il aurait également été opportun de voir figurer à l’ordre du jour du Conseil Municipal, la fameuse charte d’embellissement de la Ville. Engagé depuis presqu’un an et thème de campagne de la majorité municipale, ce projet d’harmonisation des terrasses et de l’occupation du domaine public est toujours au point mort. Dommage de devoir passer un troisième été en gérant les situations, comme d’habitude, « au cas par cas » et d’offrir aux touristes l’image d’une station balnéaire où règne l’anarchie.

Toujours à propos de l’attractivité touristique, Le Cercle du Grau a voté favorablement à l’extension de la durée d’occupation du domaine public pour une base de jet-ski à l’entrée du Canal, ce qui permettra à cette entreprise locale d’investir pour proposer de nouvelles activités (parachute ascensionnel, bouée tractée…). Cependant, on regrettera que la saison touristique au Grau du Roi ne débute que le 1er mai. Pourquoi ne pas laisser la liberté aux concessions de plages et autres prestataires touristiques d’entamer leur activité dès le 1er avril ce qui leur permettrait de bénéficier des vacances de Pâques et des week-ends d’avant-saison, notamment lors des Nautiques de Port-Camargue ou des Graulinades ? Elargir la saison est l’une des meilleures solutions pour développer l’économie touristique de notre territoire sur-saturé en juillet et août. L’ouverture des plages privées dès le mois d’avril permettrait de générer de l’emploi durant six mois et surtout de ne pas se retrouver en concurrence directe avec nos voisins héraultais qui, eux, entament leur saison avec un mois d’avance.

Oui, l’opposition est peut-être « d’humeur chagrine », comme se plait à le souligner Monsieur le Maire, mais elle ne se fait que l’écho de la grande déception des habitants, du personnel communal et des acteurs économiques du Grau du Roi qui ne voient toujours pas de grandes ambitions se dessiner pour leur ville. La Majorité Municipale semble, quant à elle, d’humeur bien morose. Déjà lassée ?

Le 28 avril 2016

Conseil Municipal du 3 février 2016

Interventions et remarques complémentaires lors du Conseil Municipal du 3/02/16

Question 2 : Extension du Collège D’Alzon, octroi de garantie d’emprunt

1/ Vous mentionnez « une limitation d’un maximum de garantie par une ou plusieurs collectivités fixé à 50% sauf pour les organismes d’intérêt général ». D’après le tableau de répartition que vous nous présentez, et si on comprend bien, le Conseil Départemental du Gard apporte une caution à hauteur de 50% et la Mairie du Grau du Roi, à hauteur de 35%, soit 85%. Le collège d’Alzon est –il considéré comme un organisme d’intérêt  général ?

Le dépassement du seuil des 80% n’est, semble t’il, autorisé que pour une opération d’aménagement (à priori rien à voir avec un équipement tel qu’un collège, privé de surcroit).

2/ Outre la délibération présentée ce 3 février 2016 en Conseil Municipal, serait-il possible d’avoir la copie du contrat de prêt ainsi que les modalités d’appel en garantie que vous a soumis l’établissement bancaire car c’est bien un prêt que la Commune s’apprête à contracter ?

3/ A ce propos, avez-vous procédé à une analyse financière du GIE Avenir Formation pour lequel la Commune va se porter caution ? Avez-vous vérifié s’il s’agissait d’un prêt à taux variable et qu’il n’y avait pas de risque d’emprunt toxique ?

4/ Accorder une garantie d’emprunt pour la construction de ce collège dans une zone inondable et submersible, me parait comporter un risque trop important pour la Commune. A ce titre, pouvez-vous nous préciser qui de la Commune ou du GIE prendra en charge la reconstruction du cordon dunaire ?

Mon but n’est pas de m’opposer à la construction d’un collège sur la commune du Grau du Roi mais il aurait été préférable que soit plutôt considérée la rénovation et la surélévation de la Colonie l’Espoir, située dans une zone sans danger, aussi, pour toutes ces bonnes raisons, je voterai contre votre proposition.

Vote : contre
En savoir plus à propos du Collège d’Alzon

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Question 3 : Cession du bâtiment des anciennes écoles

Sur cette question, on ne peut que se réjouir d’avoir fait casser la 1ère vente. On passe ainsi de 690.000 € à 860.000 € plus 45.000 € de taxe d’aménagement. Preuve que pour toute cession du patrimoine municipal, toute précipitation peut être préjudiciable pour les intérêts de la Commune.

Vote : pour
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Question 8 : Cession du bâtiment anciennement Office du Tourisme

Vous nous demandez de nous prononcer sur la vente de ce bâtiment au profit de la SCI Medazur pour un montant de 620.000 €.

Vous nous avez présenté en Commission Urbanisme deux projets équivalents en termes de prix. Pourquoi ne pas retenir l’offre la plus avantageuse ? Vous nous demandez d’acter la vente à la SCI Medazur, dont les liens avec le responsable du service urbanisme de la ville du Grau du Roi sont assez étroits. On peut s’interroger sur les motivations qui ont guidé votre choix et s’inquiéter d’une espèce de « délit de favoritisme ».

Vous nous avez expliqué en Commission que le projet prévoyait une poissonnerie au rez-de chaussée et un restaurant de poissons à l’étage. Avez-vous obtenu les garanties de réalisation de ce projet ? Certes, nous souhaitons tous une montée en gamme de la rue Rédarès, mais quelle assurance avons-nous que ce projet de réhabilitation architecturale et ce programme d’exploitation commerciale, chiffré par le futur acquéreur à 92.000 €, sera effectivement réalisé une fois la vente conclue ? Je regrette que l’offre la moins avantageuse soit choisie et que vous n’ayez pas demandé des compléments d’information au 2ème candidat qui certes a présenté un projet plus succint mais supérieur de 10.000 €.

Vote : contre

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Midi Libre – Le 5 février 2016

Question 10 : Convention d’occupation du domaine public SARL BB2 (B’Plage)

Majorer de 357% le loyer annuel et réduire le bail emphytéotique d’une durée de 30 ans à une convention de 5 ans, révocable et précaire, renouvelable 2 fois : cette convention ressemble davantage à une punition plutôt qu’à une harmonisation de l’occupation du domaine public.

Aujourd’hui, une autre question se pose : les deux autres établissements de la plage du Boucanet vont-ils être soumis au même régime et voir également leur loyer s’envoler ?

Vote : abstention
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Question 28 : Occupation du domaine public : bateau de promenade « Aigues-Roi »

Serait-il possible d’obtenir le tableau des tarifs pour l’ensemble des prestataires utilisant des pontons d’embarquement de passagers que ce soit pour des bateaux de promenades, des locations de scooters de mer… ?

Vote : pour

Question écrite :

La Fédération Française de la Course Camarguaise connait actuellement une grave crise. Toutes les communes disposant d’arènes et perpétuant la tradition camarguaise ont reçu une demande de soutien financier de la part de la FFCC. Particulièrement attachée à ces traditions, je souhaiterais que la commune Grau du Roi puisse donner une suite favorable à cette demande. Pouvez-vous nous confirmer votre position ?

A propos de bouvine, nous avons découvert l’affiche de l’Abrivado des Plages du 5 mars 2016. Je m’étonne de ne pas y voir figurer le logo de la sociéte Porpecali dans le cadre de la convention que vous nous avez demandé d’approuver lors du Conseil Municipal du 25 novembre dernier.

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Le 6 février 2016