Conseil Municipal du 28 juin 2017 : L’orage ne s’est pas seulement abattu à l’extérieur !

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Le dernier Conseil Municipal s’est tenu dans une ambiance fébrile pour ne pas dire électrique, probablement due aux résultats des élections législatives entre les déçus d’avoir « raté la marche« , les éliminés du 1er tour et les vainqueurs (d’une courte tête), soulagés dans un premier temps mais guère rassurés pour les prochains rendez-vous électoraux. Dans ce paysage politique en pleine mutation, Le Cercle du Grau poursuit son travail d’opposition constructive sur les dossiers communaux.

Ainsi sur le sujet de la cession de la Résidence de Camargue, Le Cercle du Grau a maintenu sa position (exprimée lors du Conseil Municipal du 25 mai 2016) regrettant de voir abandonné le projet de lagon sur le toit à partir duquel la Commission Urbanisme et le Conseil Municipal avaient choisi ce candidat dont la santé financière et les intentions restent toujours floues. Ce projet d’espace aquatique (à l’image du Grand Bleu à La Grande Motte) devait devenir une attraction touristique majeure pour Le Grau du Roi en s’ouvrant également au public, pas forcément client de la résidence.

Quant à la durée d’exploitation commerciale, Le Cercle du Grau avait instamment demandé en 2016 que soit mentionné dans le compromis de vente qu’il ne pourrait y avoir de revente du site sous 30 ans. En passant à 9 ans d’exploitation commerciale (en enlevant les 2 ans de travaux), avec la possibilité pour la Commune de réduire ce délai par « un accord exprès », les craintes de voir cet ensemble touristique devenir à moyen terme un simple ensemble immobilier ne sont toujours pas dissipées, aussi Le Cercle du Grau s’est abstenu sur cette question.

Concernant l’implantation de bornes de charge pour les véhicules électriques, Le Cercle du Grau a exprimé quelques remarques dont le bien-fondé de l’installation n’est certes pas à remettre en cause. Ainsi, il a fait part du choix peu judicieux de l’emplacement de la borne située sur l’avenue de Dossenheim. Ce parking peu accessible est essentiellement utilisé pour des arrêts-minute. La borne aurait pu être placée sur les stationnements situés le long de l’avenue juste en face. Mais à priori, une contrainte technique évoquée par Monsieur le Maire pourrait peut-être simplement masquer un manque de vista ! Cette question aura au moins permis de mieux comprendre les conditions de gratuité pour les véhicules électriques. Sont concernés tous les véhicules électriques rechargeables qui se voient exonérés de tout paiement sur les places de stationnement soumises à horodateur.

En clôture de cette séance, Monsieur le Maire s’est emporté lorsque Le Cercle du Grau s’est réjoui de constater qu’une idée qu’il lui avait soumise il y a près de deux ans avait fait son chemin aboutissant aujourd’hui à la signature d’une convention avec l’Ecole d’Architecture de Montpellier afin que la commune du Grau du Roi devienne un terrain d’études et peut-être de projets pour ces futurs architectes. La colère du Premier Magistrat gronda plus fort encore lorsque Le Cercle du Grau suggéra qu’il conviendrait de placer également dans le périmètre d’étude de ces étudiants, la rénovation du Canal et du centre historique du Grau du Roi, rappelant qu’il n’y avait pas uniquement le patrimoine du XXème siècle de Port-Camargue à considérer.

« Clivante, démago, malhonnête intellectuellement… », l’orage ne s’est pas seulement abattu à l’extérieur du Conseil Municipal ce soir-là ! Monsieur le Maire n’apprécierait donc pas que l’opposition (aussi constructive soit-elle) puisse lui souffler (parfois) de bonnes idées…

Le 10 juillet 2017

Vente de l’ancien Office du Tourisme : acte délibéré ou manque de flair ?

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Monsieur le Maire nous avait assurés et rassurés à propos de la vente des locaux de l’ancien Office du Tourisme qu’il veillerait à ce que le projet d’aménagement (une poissonnerie en rez-de-chaussée et un restaurant de poissons à l’étage) soit respecté malgré une offre inférieure de 10.000 € par rapport à l’autre candidat. « Il serait porté dans les actes notariés des conditions sur le respect des projets initiaux portés », déclarait Monsieur le Maire lors du Conseil Municipal du 3 février 2016.

Toujours lors du même Conseil Municipal, Monsieur le Maire justifiait son choix entre les deux projets portés pas des « enfants du Grau du Roi » en expliquant : « Il est vrai que celui présenté par la SCI MEDIAZUR était plus attractif par rapport à une orientation qu’ils veulent donner au centre ville de façon générale. C’est-à-dire une réhabilitation du centre ancien et le projet portait sur l’aménagement architectural, sa présentation a emporté la décision (…) ».

Seul Le Cercle du Grau (et Madame Yvette Flaugère) avait voté contre cette délibération pressentant à juste titre que les conditions ne seraient pas respectées. 

Acte délibéré de favoriser un projet dont Monsieur le Maire savait qu’il ne verrait pas le jour ou simplement manque de flair, en attendant, la rue Rédarès se voit flanquée d’un nouvel établissement bien loin de ce qu’on pouvait espérer pour redorer le blason décrépi de cette rue emblématique du Grau du Roi. Et malheureusement, ce n’est pas fini…

Le 17 mai 2017

Résultats du sondage à propos de la vente de l’ancien Hôtel de Ville

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Après le feuilleton des anciennes écoles pour lequel Le Cercle du Grau peut se targuer d’avoir fait capoter la première vente en déposant un recours auprès du Tribunal Administratif, du Procureur de la République et du Préfet du Gard, une action qui a permis à la Commune de récupérer 870.000 € au lieu des 60.000 initiaux ;

Après l’épisode de l’ancien Office de Tourisme, vendu au moins-disant (620.000 € au lieu de 630.000 €), où le conflit d’intérêt semble manifeste entre la Mairie et son chef de l’urbanisme : à la fois caution du projet d’un membre de sa famille et instructeur du permis de construire ;

Après une tentative de vente du Village de Vacances en catimini à un promoteur immobilier (le même qui intervient sur les Anciennes écoles) alors que le candidat initial  (un professionnel du tourisme reconnu) n’avait pas été informé de la remise en vente de ce bien, Le Cercle du Grau a permis que ce bien municipal soit vendu à 4,5 millions d’euros au lieu de 3,3 millions ;

Voilà venu le temps de la vente de l’ancien Hôtel de Ville à un nouveau « mercenaire du chichi ». Outre les problèmes de parking qui n’ont pas l’air d’inquiéter la Mairie qui ne peut autoriser l’installation de commerces en rez-de-chaussée et la construction de logements dans les étages, outre le problème de déclassement de ce bâtiment qui ne peut accueillir rien d’autres que des bureaux, c’est sur l’avenir de cet immeuble, véritable vitrine touristique du Grau du Roi, qu’il conviendrait de réfléchir.

Quand on se prétend amoureux de sa ville, visionnaire pour l’avenir du Grau du Roi et soucieux d’une gestion rigoureuse des finances, il est des pièges qu’il conviendrait d’éviter. Quand de surcroit, on place la démocratie citoyenne et la transparence au coeur de la vie publique, il serait de bon ton de demander l’avis de la population tout particulièrement pour la vente de ce bâtiment dont l’emplacement et l’histoire sont chers au coeur des Graulens. C’est l’erreur qu’est entrain de commettre une nouvelle fois, Monsieur le Maire, en cédant aux sirènes de quelques « investisseurs » qui ne recherchent pas forcément le bien pour le Grau mais assurément le plus pour eux. On aura d’ailleurs l’occasion de revenir sur ce sujet avec le projet de la Résidence de Camargue…

Partant du constat : « Quand on ne sait, on ne va pas ! », Le Cercle du Grau a voulu savoir ce que les Graulens en pensaient. Une consultation sur le blog du Cercle du Grau, lancée entre le 15 et le 30 juin 2016, a recueilli le vote de 368 internautes. 68% se sont prononcés contre la vente de l’ancien Hôtel de Ville. Parmi eux, 32% souhaiteraient voir à cet emplacement un musée permanent sur les traditions locales (joutes languedociennes, musée de la bouvine, de la pêche…) ou un lieu d’expositions temporaires (19%). 26% y verraient bien un point d’information touristique (et on les comprend !) et 7%, des salles communales notamment pour accueillir des associations.

Si certains se sont prononcés en faveur d’un hôtel, d’un restaurant haut de gamme ou de gîtes, aucun des répondants n’a voté favorablement à l’implantation de commerces de restauration à emporter : exit donc sandwicheries, saladeries et autres vendeurs de glace.

Alors, on fait quoi maintenant, Monsieur le Maire ? On vend l’ancien Hôtel de Ville à un marchand du temple pour 826.000 € ou on se met autour d’une table avec de vrais entrepreneurs qui n’ont pas envie de voir Le Grau du Roi continuer à se dégrader et qui sont en mesure de proposer de vrais beaux projets pour notre Commune ? Un bail emphytéotique serait peut-être la solution…

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Le 17 juillet 2016

Pour une « poignée » d’euros : vente de l’ancien Hôtel de Ville

Dans le cadre de la vente du patrimoine municipal pour laquelle Monsieur le Maire a fait adopter une délibération globale(*) lors du Conseil Municipal du 28 janvier 2015 lui permettant « de faire toutes les diligences nécessaires pour aboutir à l’aliénation de ces immeubles de gré à gré », il est un bien pour lequel la question mérite d’être plus largement débattue.

Lors de la dernière Commission Urbanisme et Développement Durable du 14 juin 2016, ont été présentées 7 offres d’achat pour l’ancien Hôtel Ville. En emplacement exceptionnel, on pouvait s’attendre à des projets exceptionnels. Las ! Des commerces (plus ou moins haut de gamme) et des appartements (plus ou moins de standing). La pierre n’est pas à jeter à ces investisseurs mais plutôt à la Majorité Municipale qui, sans projet, se laisse séduire par une « poignée d’euros » au prétexte de renflouer les caisses ! Si seulement…

La vente de ce bien immobilier, situé sur un axe stratégique de notre cité, devrait faire l’objet d’une réflexion en amont et pourquoi pas d’une consultation de la population. Le projet de l’acquéreur qui sera choisi aura une incidence directe sur la vie du Grau du Roi en termes urbain, esthétique mais aussi touristique et donc économique.

Aussi avant de procéder à la vente de ce bien immobilier d’une superficie au sol de 245m2, Le Cercle du Grau propose que les Graulens s’expriment sur la future destination de cet espace et qu’une étude, portant sur un périmètre entre la Place du Marché, la rue Rédarès et le Canal, soit lancée au plus vite.

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(*) ancien Hôtel de Ville, anciennes écoles, Office de Tourisme, Résidence de Camargue, Village de Vacances.

Le 15 juin 2016

 

Conseil Municipal du 3 février 2016

Interventions et remarques complémentaires lors du Conseil Municipal du 3/02/16

Question 2 : Extension du Collège D’Alzon, octroi de garantie d’emprunt

1/ Vous mentionnez « une limitation d’un maximum de garantie par une ou plusieurs collectivités fixé à 50% sauf pour les organismes d’intérêt général ». D’après le tableau de répartition que vous nous présentez, et si on comprend bien, le Conseil Départemental du Gard apporte une caution à hauteur de 50% et la Mairie du Grau du Roi, à hauteur de 35%, soit 85%. Le collège d’Alzon est –il considéré comme un organisme d’intérêt  général ?

Le dépassement du seuil des 80% n’est, semble t’il, autorisé que pour une opération d’aménagement (à priori rien à voir avec un équipement tel qu’un collège, privé de surcroit).

2/ Outre la délibération présentée ce 3 février 2016 en Conseil Municipal, serait-il possible d’avoir la copie du contrat de prêt ainsi que les modalités d’appel en garantie que vous a soumis l’établissement bancaire car c’est bien un prêt que la Commune s’apprête à contracter ?

3/ A ce propos, avez-vous procédé à une analyse financière du GIE Avenir Formation pour lequel la Commune va se porter caution ? Avez-vous vérifié s’il s’agissait d’un prêt à taux variable et qu’il n’y avait pas de risque d’emprunt toxique ?

4/ Accorder une garantie d’emprunt pour la construction de ce collège dans une zone inondable et submersible, me parait comporter un risque trop important pour la Commune. A ce titre, pouvez-vous nous préciser qui de la Commune ou du GIE prendra en charge la reconstruction du cordon dunaire ?

Mon but n’est pas de m’opposer à la construction d’un collège sur la commune du Grau du Roi mais il aurait été préférable que soit plutôt considérée la rénovation et la surélévation de la Colonie l’Espoir, située dans une zone sans danger, aussi, pour toutes ces bonnes raisons, je voterai contre votre proposition.

Vote : contre
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Question 3 : Cession du bâtiment des anciennes écoles

Sur cette question, on ne peut que se réjouir d’avoir fait casser la 1ère vente. On passe ainsi de 690.000 € à 860.000 € plus 45.000 € de taxe d’aménagement. Preuve que pour toute cession du patrimoine municipal, toute précipitation peut être préjudiciable pour les intérêts de la Commune.

Vote : pour
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Question 8 : Cession du bâtiment anciennement Office du Tourisme

Vous nous demandez de nous prononcer sur la vente de ce bâtiment au profit de la SCI Medazur pour un montant de 620.000 €.

Vous nous avez présenté en Commission Urbanisme deux projets équivalents en termes de prix. Pourquoi ne pas retenir l’offre la plus avantageuse ? Vous nous demandez d’acter la vente à la SCI Medazur, dont les liens avec le responsable du service urbanisme de la ville du Grau du Roi sont assez étroits. On peut s’interroger sur les motivations qui ont guidé votre choix et s’inquiéter d’une espèce de « délit de favoritisme ».

Vous nous avez expliqué en Commission que le projet prévoyait une poissonnerie au rez-de chaussée et un restaurant de poissons à l’étage. Avez-vous obtenu les garanties de réalisation de ce projet ? Certes, nous souhaitons tous une montée en gamme de la rue Rédarès, mais quelle assurance avons-nous que ce projet de réhabilitation architecturale et ce programme d’exploitation commerciale, chiffré par le futur acquéreur à 92.000 €, sera effectivement réalisé une fois la vente conclue ? Je regrette que l’offre la moins avantageuse soit choisie et que vous n’ayez pas demandé des compléments d’information au 2ème candidat qui certes a présenté un projet plus succint mais supérieur de 10.000 €.

Vote : contre

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Midi Libre – Le 5 février 2016

Question 10 : Convention d’occupation du domaine public SARL BB2 (B’Plage)

Majorer de 357% le loyer annuel et réduire le bail emphytéotique d’une durée de 30 ans à une convention de 5 ans, révocable et précaire, renouvelable 2 fois : cette convention ressemble davantage à une punition plutôt qu’à une harmonisation de l’occupation du domaine public.

Aujourd’hui, une autre question se pose : les deux autres établissements de la plage du Boucanet vont-ils être soumis au même régime et voir également leur loyer s’envoler ?

Vote : abstention
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Question 28 : Occupation du domaine public : bateau de promenade « Aigues-Roi »

Serait-il possible d’obtenir le tableau des tarifs pour l’ensemble des prestataires utilisant des pontons d’embarquement de passagers que ce soit pour des bateaux de promenades, des locations de scooters de mer… ?

Vote : pour

Question écrite :

La Fédération Française de la Course Camarguaise connait actuellement une grave crise. Toutes les communes disposant d’arènes et perpétuant la tradition camarguaise ont reçu une demande de soutien financier de la part de la FFCC. Particulièrement attachée à ces traditions, je souhaiterais que la commune Grau du Roi puisse donner une suite favorable à cette demande. Pouvez-vous nous confirmer votre position ?

A propos de bouvine, nous avons découvert l’affiche de l’Abrivado des Plages du 5 mars 2016. Je m’étonne de ne pas y voir figurer le logo de la sociéte Porpecali dans le cadre de la convention que vous nous avez demandé d’approuver lors du Conseil Municipal du 25 novembre dernier.

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Le 6 février 2016

Rétrospective 2015 – Vente des Anciennes Ecoles

La vente des anciennes écoles aura été le feuilleton à rebondissements de l’année 2015. Le Cercle du Grau peut-être fier d’avoir fait avorter la vente initiale et se réjouit de voir de nouvelles propositions parvenir à la Mairie, s’élevant à plus de 185.000 € par rapport au montant initial.

La rétrospective de ce dossier est à lire sur https://lecercledugrau.com/dossiers/anciennes-ecoles/ecole

Les vrais dossiers d’intérêt général pour Le Grau du Roi sont ailleurs !

Vue aérienne du centre ville du Grau du Roi

Rien de bien vibrant à noter lors du Conseil Municipal du 26 octobre dernier. Rien, si ce n’est quelques échanges de politesse entre la Majorité et certains élus d’opposition. Une bienveillance policée où chacun y va de son remerciement, de sa petite précision, de son commentaire, bref une agitation bien circonscrite où chacun continue à jouer son rôle de comédien. Hormis quelques embarras sur des dossiers portés par l’ancienne équipe municipale (un bateau enlevé et remisé par les services municipaux sans en avoir averti officiellement le propriétaire ; une majoration de 5 000€ supplémentaires pour la convention de médiation avec l’Association Samuel St Vincent pour le Train à 1€, signée pour la première fois sous l’ancienne municipalité) et sur lesquels la nouvelle majorité n’a pas voulu souffler pour ne pas raviver les braises, on a assisté à une tacite complicité, notamment entre les candidats engagés pour les prochaines élections régionales qui avaient choisi le «  pacte de non-agression ».

La Commission Urbanisme et Développement Durable, réunie un peu dans l’urgence quelques heures avant la séance du Conseil Municipal a été beaucoup plus riche. Dommage d’ailleurs de ne pas rendre publics les compte-rendus de ces réunions afin que les Graulens puissent savoir à quelle sauce « urbanistique », ils vont être mangés !

Au chapitre de cette réunion (la 2ème depuis mars 2014), une vaste réflexion autour du terrain dit « Pontet ». L’équipe municipale semble avoir avancé sur le projet puisqu’a été évoquée la possibilité de signer une Convention avec l’Etablissement Public Foncier du Languedoc-Roussillon pour mener les négociations entre les vendeurs et les promoteurs. Pourquoi pas si cela empêche de faire n’importe quoi sur cet emplacement exceptionnel. Témoignage supplémentaire de la bonne volonté de la Mairie, le lancement d’une consultation pour s’attacher les services d’un cabinet d’architectes-urbanistes pour réfléchir à un plan d’aménagement global, incluant le cœur de ville et les abords du Canal. Jusque-là tout va à peu  près bien même si on peut s’interroger sur les motivations de l’EPF de s’engager sur une simple mission de « médiateur » désintéressée et si on peut regretter que les conseils avisés d’un urbaniste extérieur arrivent malheureusement bien tard.

Au cours de cette réunion, les membres de la Commission ont également été informés de la vente du patrimoine municipal. Sur la Résidence de Camargue où la Mairie semble avoir entendu l’avis de certains Conseillers Municipaux de conserver la vocation touristique de cet ensemble, s’achemine vers une vente à un promoteur. Ce dernier regrettera peut-être de ne pouvoir convertir cet espace en logements, bien plus lucratifs, mais qui sera peut-être « dédommagé » en se voyant « offrir » en contre-partie le fameux terrain Pontet, évoqué plus haut… On en reparlera.

La cession des locaux de l’Office de Tourisme devrait se concrétiser rapidement. Là aussi, sans charte d’urbanisme pour la commune et avant l’arrivée d’un cabinet de spécialistes pour repenser le centre-ville, quelle sera la marge de manœuvre de la Mairie pour, si ce n’est imposer, au moins d’inciter le nouvel acquéreur de tirer la rue Rédarès vers le haut ? Des logements au premier étage pour héberger des saisonniers et de 4 à 6 commerces au rez-de-chaussée, il est à craindre que la montée en gamme pour cette rue commerçante ne soit pas pour tout de suite. Les mêmes craintes peuvent également être formulées concernant la vente de l’ancien Hôtel de Ville sur le quai Colbert. L’équipe municipale ne cesse de déprécier ce bien immobilier en piteux état, sans possibilité de parking, peu accessible, frappé d’une servitude…

Bref, Monsieur le Maire n’excelle guère en qualité d’agent immobilier pour céder le patrimoine municipal !  Ah si, il a été bon ! Si, sur la vente des anciennes écoles. Grâce à la dénonciation des nombreuses irrégularités dans la vente à la SCI Dupin Rossignol qui a conduit à l’annulation, Monsieur le Maire a repris son bâton d’agent immobilier pour remettre en vente cet ensemble immobilier. Et c’est tout « naturellement » que Monsieur le Maire s’apprête à céder les Anciennes Ecoles à cette même société qui avait présentée deux d’offres « anormalement surévaluées par rapport aux références locales du marché immobilier […] rendant difficile l’objectif d’un coût de sortie économiquement abordable au m², et que de surplus le projet présenté ne prévoit pas la préservation de cet ensemble immobilier constitutif du patrimoine communal », commentaires de Monsieur le Maire lors du Conseil Municipal du 25 mars 2015.

En mars 2015, Monsieur le Maire préférait vendre à la SCI Dupin et Rossignol pour 690.000 €  invoquant que  « Le projet les a séduit parce qu’il respecte l’âme des anciennes écoles, ils ne détruisent pas il garde le bâtiment initial. Il pense que c’est important dans le cœur du village de garder le bâtiment en l’état, il y avait d’autres propositions avec des projets de destruction de l’ensemble pour rebâtir ». Et six mois après, on efface tout, on recommence et on retient la proposition initiale à 850.000 €. Dommage d’avoir perdu six mois dans cette affaire. Seule source de satisfaction, avoir préservé les intérêts de la commune.

Le 28 octobre 2015