DSP : grand genre et petits moyens

arenes du Grau du Roi

Aurélie Pitot et Sophie Pellegrin-Ponsole s’étaient abstenues lors de la mise en délégation de service public des arènes du Grau du Roi. Une abstention qui ne signifiait pas une opposition à la mise en gestion privée des arènes mais qui laissait une porte ouverte à un nouveau mode de gestion. Une attitude d’opposition constructive !

Mais à la lecture du rapport remis par Monsieur le Maire suite aux différentes commissions et à la lecture des conclusions qui en découlent, le groupe d’opposition a été déçu par les deux propositions dans leur ensemble. Des propositions décevantes parce que peu ambitieuses et qui, une fois de plus, ne permettront pas au Grau du Roi de s’élever, hormis peut-être pour les courses camarguaises qui ne  pourront être jugées que sur la qualité des plateaux présentés.

Des spectacles humoristiques déjà largement programmés dans d’autres villes de la région, venant en concurrence directe avec le mois du rire qui a le mérite en novembre d’animer notre ville ; des artistes qui ne drainent pas des foules hystériques (hormis peut-être Kendji Girac), des rodéos, des courses landaises…, rien de bien neuf, rien de bien vibrant pour une station qui accueille plus de 100 000 personnes l’été.

Alors que Le Grau du Roi se situe au coeur d’une région où la corrida a son public et que la commune peut s’enorgueillir d’avoir conservé sa tradition tauromachique : la programmation ne prévoit qu’un spectacle sans picador, sans banderilles, sans mise à mort, même pas une corrida à cheval espagnole ou un spectacle équestre de haute voltige. Pas d’opéra, pas de représentation chorégraphique ou théâtrale, pas de démonstration sportive, pas de DJ’ party pour les jeunes vacanciers et jeunes Graulens, rien qui puisse faire que Le Grau du Roi se démarque par une programmation originale.

Le premier argument de Monsieur le Maire pour confier la gestion des arènes à un prestataire privé s’appuyait sur le professionnalisme de sociétés extérieures, beaucoup plus compétentes qu’une mairie en matière de programmation culturelle et événementielle. Aujourd’hui, on est en droit de se demander où se situe la valeur ajoutée du prestataire retenu. Sur l’installation d’une patinoire au mois d’avril alors que les jeunes, qui s’étaient notamment exprimés au travers du Conseil Municipal des Jeunes, en souhaitaient une au moment des fêtes de fin d’année ? L’unique plus peut-être, et c’est là, le seul point positif, la création d’une école taurine qui s’attachera à perpétuer et à transmettre les traditions. Dommage que ce ne soit pas le candidat qui avait proposé l’offre la plus aboutie dans ce domaine qui ait été retenu.

Au vu des comptes prévisionnels d’exploitation, on peut s’interroger aussi sur les recettes des toros-piscine estimées par l’un des candidats à plus de 200.000 € alors qu’elles atteignaient péniblement les 150.000 € quand les arènes étaient encore en régie municipale. Et ne parlons même pas de la redevance annuelle de 10.000 € qui sera demandée au délégataire : ridicule ! A la lecture des conclusions de la Commission, il semblerait que la création d’emplois ait permis de faire balancer en faveur du candidat retenu. Réels ou supposés, souhaitons que ces emplois soient réservés en priorité à la jeunesse graulenne.

Alors est-ce la faute de la Mairie qui a élaboré un cahier des charges de peu d’envergure ou la qualité des soumissionnaires qui laisse à désirer ? Un cahier des charges qui a été quelque peu modifié au fil de la consultation d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, cet appel d’offres, là, aurait pu et aurait dû, être déclaré infructueux. C’est pourquoi, le groupe d’opposition a voté contre.

le 6 avril 2015

Un commentaire sur “DSP : grand genre et petits moyens

  1. Le Grau du Roi et sa nouvelle équipe semblent plus doués pour plagier ce qui se fait chez les voisins que pour avoir une véritable reflexion sur l’avenir et l’embellissement de la ville…….Se payer les services d’un directeur de station sans avoir défini en amont une stratégie de. Développement sur une dizaine d’années revient à faire financer par les contribuables un gros salaire pour rien…..vouloir créer une marque pour rivaliser avec des stations heraultaises qui ne jouent pas dans la même cour relève de l’enfantillage et de l’amateurisme..Certes Let’s Grau restera dans les annales ….mais dans celles des mascarades et coups de pub rates……meme si les anglophones et autres branches en rigolent encore……Il fallait oser…..hisser haut and Let’s Grauland!!!! LOL …..

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