Stationnement : une gestion empirique

camping-car
Si le Cercle du Grau se réjouit de voir que ses remarques ont été prises en considération quant à la mise en stationnement payant du parking des Anciens Combattants (situé face au Super U – Port de Pêche) ce qui évitera les voitures ventouses à la journée voire à la semaine, il estime que les 2h30 de gratuité, accordées notamment aux clients de cette zone commerciale, devraient être prises en charge par les commerçants, eux-mêmes. Cette gratuité constitue toujours une forme de concurrence déloyale pour les commerçants de la rive gauche dont les parkings n’offrent, eux, que 30 minutes de gratuité.

Concernant le parking de la Plage (au pied de l’Aquarama), réduire de 17€ à 12€ pour le forfait journée en basse saison et de 27€ à 16,50€ en haute saison n’est pas cohérent même si la Mairie estime que ces nouveaux tarifs seront plus incitatifs pour que les propriétaires de véhicules s’acquittent du prix de stationnement plutôt que de risquer une amende pour non-paiement. D’une part, ce parking devient plus attractif que les autres car peu éloigné du centre ville, le forfait journée risque de l’engorger. D’autre part, cette nouvelle tarification favorisera l’installation de campings-cars qui pourront passer une semaine de vacances avec vue sur mer pour moins de 100€ ! Pour renflouer les caisses de la Mairie, c’est zéro ! Pour faire monter la station en gamme, c’est double-zéro ! Il serait d’ailleurs largement temps d’envisager une autre zone de stationnement pour les campings-cars qui n’apportent rien à l’économie touristique de la commune (50€ de dépenses quotidiennes par jour et par équipage !).

Plus généralement, en 2017, malgré les prémices d’un paiement au quart d’heure, considéré comme plus juste, le prix du stationnement augmente.

Il faudra désormais compter 5,10€ (au lieu de 4€) pour 4 heures de stationnement. L’augmentation des tarifs, l’extension des zones tarifées et le projet de mise en paiement à l’année du parking situé autour de la Poste et de Port-Royal, dénotent d’une gestion empirique du stationnement sur la Commune du Grau du Roi. Pas sûr que cela incitent les touristes à venir et à rester en centre-ville, quant aux résidents…

Le 8 mars 2017

Stationnement : une gestion à la petite semaine

stationnement

Avec le 1er avril, outre les canulars, arrive au Grau du Roi le temps du stationnement avec son lot d’incohérences.

L’interdiction de stationner sur le Boulevard Maréchal Juin a ses adeptes et ses détracteurs. Promesse de campagne du candidat socialiste, l’idée de supprimer les véhicules du front de mer pour profiter de la vue pourrait se défendre si elle avait été un tant soit peu présentée aux Graulens et s’il y avait un vrai projet derrière, pas uniquement celui de satisfaire quelques commerçants. La nature ayant horreur du vide (et les automobilistes encore plus), ce n’est pas en posant ça et là quelques jardinières dont les oliviers et lauriers roses bénéficieront très vite « d’engrais en tout genre » (mégots, canettes, papiers gras…), que cette belle promenade deviendra attractive. La Mairie, qui une fois de plus agit dans la précipitation et sans grande vision, a t’elle prévue d’offrir la possibilité aux exploitants de restaurants de disposer de cet espace pour y installer des terrasses commerciales ou des animations ? A l’heure où la Mairie cherche à remplir ses caisses, la perception d’une redevance complémentaire pourrait s’avérer judicieuse pour contribuer à redresser les finances de la Commune. Mais non, rien pour l’instant, à part des lignes blanches,  des pots de fleurs et toujours des véhicules ! « Cette décision s’inscrit dans une réflexion globale d’aménagement menée sur le cœur de ville visant à le rendre plus dynamique », on attend de voir… les feuilles des végétaux tomber !

Autre grande mesure qui signe l’ouverture de la saison, depuis le 1er avril, la suppression des parkings au profit de la mise en place d’horodateurs. Même si on peut se réjouir du maintien de l’emploi des personnels saisonniers sur ces parkings, (chargés uniquement de prévenir les ASVP si le paiement du ticket de stationnement aux horodateurs n’a pas été acquitté), on peut s’interroger sur l’opportunité de préférer l’installation d’horodateurs, tout particulièrement en matière d’activité touristique. N’importe quel automobiliste préfère payer le stationnement de son véhicule en le récupérant plutôt que de payer un ticket pour 1 ou 2 heures avec le risque de dépasser le temps payé et de se voir verbalisé. Imaginons juste, un touriste attablé dans l’un des restaurants du Grau du Roi se voir obligé de partir en courant au milieu du repas pour aller changer son ticket de stationnement. Imaginons le même touriste tranquillement installé sur la plage, être obligé d’aller s’acquitter de son stationnement chaque deux heures. Au mieux, la clientèle touristique effectuera un passage éclair dans notre station balnéaire, au pire, ne reviendra pas si elle se voit verbalisée pour avoir dépassé de quelques minutes la durée de stationnement prévue sur son ticket. Les commerçants apprécieront la façon dont la Municipalité rend le « coeur de ville plus dynamique ». Restera la clientèle du Train à 1 euro, qui certes, elle, n’a pas de problème de stationnement…

Toutefois, il y a encore quelques parkings, notamment celui des Anciens Combattants d’Afrique du Nord, qui demeurent gratuits. Revenons rapidement sur les raisons de cette gratuité face au centre commercial de la rive droite. On a récemment constaté la présence du logo de la grande surface sur les affiches des Graulinades. Cette décision a été actée en Conseil Municipal : la société Porpecali s’engage à accompagner les animations culturelles de la ville, moyennant 50.000 € annuels et le parking situé en face, demeure gratuit. Les voitures-ventouses ont trouvé leur lieu idéal de stationnement tout comme dans la ZA du port de pêche où, là aussi, l’anarchie règne. Pourquoi la Police Municipale n’a t’elle pas pour consigne de verbaliser dans la rue des Médards et sur le Quai Christian Gozioso, des véhicules stationnés tout le long de la voirie, sur le domaine public ou pire sur un semblant de trottoir matérialisé uniquement par un marquage au sol ? Il serait peut-être intelligent de penser à recycler les bites en fonte verte, lorsqu’elle seront enlevées de la rue Rédarès, le long de ces rues pour permettre aux piétons d’utiliser enfin les trottoirs.

Heureusement pour les Graulens, la solution du stationnement réside dans le pass-graulen mais dont l’obtention est conditionnée par la présentation de l’avis d’imposition sur le revenu ! Etonnant que la production de ce document, plutôt confidentiel, ne suscite pas plus de réactions. Présenter un justificatif de domicile (quittances de loyers ou de fluides), la carte grise du véhicule domiciliée au Grau du Roi, la taxe foncière ou d’habitation, rien de plus normal mais il est illégal de demander un avis d’imposition sur le revenu pour l’obtention d’un pass de stationnement(*). Depuis quand, faudrait-il justifier de ses revenus pour décrocher une autorisation temporaire de stationnement ? Il ne s’agit pas là d’une aide financière dont l’octroi dépend du niveau de ressources du récipiendaire.

Oui, le stationnement au Grau du Roi, comme dans bon nombre de stations balnéaires, est un vrai problème qui ne se règle pas avec un pass et quatre horodateurs. Un peu de bon sens et un minimum de concertation sembleraient enfin de mise sur ce sujet comme sur tant d’autres.

Le 6 avril 2016

(*) Vous pouvez justifier de votre domicile en présentant un de ces documents (http://www.interieur.gouv.fr)

  • un titre de propriété,

  • un avis d’imposition ou de non-imposition de l’année précédente (impôt sur le revenu, taxe d’habitation ou taxe foncière),

  • une quittance de loyer  de moins de 6 mois,

  • une facture de gaz, d’électricité, d’eau ou de téléphone (fixe ou mobile) de moins de 6 mois,

  • une attestation d’assurance logement,

  • ou, si vous êtes un professionnel, un extrait Kbis de moins de 2 ans.

Attention : le justificatif de domicile doit indiquer votre nom et votre prénom, faute de quoi il risque de ne pas être accepté.