Remplir les caisses, c’est bien, mais remplir la salle, ce serait mieux !

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A force de titiller Monsieur le Maire sur sa politique culturelle et sur la gestion de l’Espace Jean-Pierre Cassel, il a décidé d’augmenter le tarif des places de 10 à 14% pour la saison prochaine. Mais pénaliser les Graulens de 2€ supplémentaires par spectacle ne réduira pas la perte de plus de 70 000 € sur la saison 2017/2018.

4 104 spectateurs (dont seulement 3 430 payants) ont fréquenté cette année les fauteuils de l’Espace Jean-Pierre Cassel, soit un taux de remplissage d’à peine une place sur deux. Sur les 19 spectacles proposés au cours de la dernière saison, seuls deux d’entre eux ont été bénéficiaires de 100 € chacun !

Remplir les caisses, c’est bien, mais remplir la salle, ce serait mieux ! Le Cercle du Grau persiste à demander qu’une mise en Délégation de Service Public à l’instar de celle des arènes soit étudiée afin que chacun y trouve son compte : le public et la municipalité.

Le 5 juillet 2018

Espace Cassel : toute une gestion à revoir

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Avec un taux de fréquentation de moins de 43% sur l’année 2017, les spectacles proposés par l’espace Jean-Pierre Cassel sont loin de faire recette ! 

Sur la seule année 2017, il enregistre un déficit de près de 79.000 €, avec une dépense de 105.000 € pour les 18 contrats contre 26.000 € de recettes de billetterie. Et ce, sans compter les dépenses de fonctionnement pour l’accueil de ces spectacles (charges de personnels, électricité, nettoyage…) qui font grimper la note à 180.000 € de budget annuel pour l’Espace Jean-Pierre Cassel.

La programmation, aussi “éclectique” soit-elle, ne peut pas être remise en cause sans susciter une montée au front de la part de la majorité municipale, elle ne semble pas pour autant séduire un large public. Avec quatre spectacles ayant réuni moins d’une centaine de spectateurs, on peut légitimement s’interroger sur la pertinence des choix artistiques puisque le prix du billet, affiché en moyenne à 8,25€, ne serait pas la seule cause de la désaffection du public dans la salle.

Alors que des opérateurs privés du Grau du Roi proposant des spectacles de théâtre dans des salles, pourtant moins adaptées que l’Espace Jean-Pierre Cassel, parviennent à attirer plus de 300 spectateurs malgré un ticket moyen autour de 20€.

La Municipalité doit revoir son mode des gestion. La Ville n’a pas les moyens de poursuivre cette politique culturelle qui, sous couvert de favoriser l’accès à tous à la culture, ne satisfait qu’une poignée de fans, à la fois juges et parties. Oui, Le Cercle du Grau insiste pour qu’un nouveau modèle économique soit envisagé pour que justement rayonne cette belle salle de spectacles de 386 places. D’autres communes du littoral ont déjà fait d’autres choix, et plutôt avec succès…

“L’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre, c’est le seul”, disait Gandhi.

Le 6 février 2018

Gouverner, c’est prévoir

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L’ensemble des 41 délibérations soumises à l’approbation du dernier Conseil Municipal, devenu une simple chambre d’enregistrement, continue de refléter la gestion « à la petite semaine »de la Commune qui repose sur trois piliers :

  • payer pour des prestations et des services qui pourraient être assurés par des agents communaux dont les compétences, s’ils étaient suffisamment encadrés, pourraient être valorisées,
  • attribuer des subventions conséquentes à des événements ou à des associations à des fins de « mieux vivre » au Grau du Roi,
  • « saucissonner » les marchés publics ne permettant pas d’avoir de vision globale du montant total des travaux engagés.

Ainsi, Le Cercle du Grau a voté contre la signature d’une convention permettant à la Commune de se faire accompagner par une agence technique départementale (émanation du Conseil Département), gonflant ainsi un peu plus les charges fixes pour trois ans en matière de prestations de services.

Concernant, l’octroi d’une subvention de 40 000 € supplémentaires pour boucler le budget de l’Espace Jean-Pierre Cassel, Le Cercle du Grau a préféré s’abstenir, attendant que soit produit le bilan de fréquentation de ces spectacles pour l’année 2017. Estimant que la programmation culturelle serait peut-être à revoir, Le Cercle du Grau a renouvelé sa proposition d’étudier la mise en délégation de service public (à l’instar des Arènes) afin de ne pas impacter chaque année le budget de la Commune de quelque 180 000 €.

Les travaux de réaménagement du front de mer étant déjà engagés, il est difficile aujourd’hui de ne pas se prononcer favorablement pour tout avenant lié à ce marché. Cela étant, comme la plupart du temps, ces « surprises » risquent d’en créer une énorme lorsque le budget total de cette opération sera consolidé en fin de travaux.

Si la dépénalisation du stationnement est inscrite dans la loi, Le Cercle du Grau a cependant voté contre le montant du Forfait Pour Stationnement (FPS) qui sera fixé à 35€. Un montant laissé à la libre appréciation des Communes, mais que la Mairie a décidé d’aligner sur le montant des zones bleues, alors qu’il n’y en a pas au Grau du Roi car M Le Maire n’en veut pas et ce malgré les demandes des commerçants !

Désormais, tout dépassement de stationnement sera facturé 35€ (au lieu de 17€). Après avoir désorganisé le stationnement en centre-ville, Monsieur le Maire choisit la méthode de verbalisation la plus dure qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur la fréquentation touristique de notre station balnéaire en plus de pénaliser les résidents et ceux qui n’ont d’autres choix que de venir travailler en centre-ville en voiture.

Si officiellement, on ne constate pas d’augmentation sur le tarif horaire du stationnement, il faudra compter avec une plus grande amplitude appliquée désormais de 8 h à 24 heures (au lieu de 9 h à 22h) et des gratuités passant de 2 h 30 à seulement 2 h, notamment sur le parking des Anciens Combattants d’Afrique du Nord (face au Super U). Sur un malentendu, tout passe !

Le Cercle du Grau s’est par ailleurs abstenu sur la mise en place d’une taxe sur les enseignes publicitaires sans qu’un état des lieux de leur opportunité et du respect de la règlementation n’ait été effectué au préalable. En effet, certaines enseignes sont disproportionnées par rapport à la façade et utilisent des codes couleurs qui ne sont en pas en harmonie avec l’architecture vernaculaire du Grau du Roi. Taxer ces enseignes sur simple déclaration du commerçant revient à les installer durablement dans le paysage graulen.

Le 3 décembre 2017