Vers plus de fermeté pour une meilleure harmonie

Certains « réboussiers » et autres nostalgiques du temps révolu où Le Grau du Roi ne comptait que la moitié d’habitants par rapport à aujourd’hui, se plaisent à dire que Le Grau du Roi serait devenu un pays sans loi. Je ne veux pas y croire mais il est vrai que ces incivilités et libertés prises avec les règles contribuent à exacerber un sentiment de ras-le-bol général. Au plan national comme au niveau local, elles conduisent parfois certains à se réfugier dans un vote de dépit, alors qu’une meilleure information mâtinée d’un peu de répression permettrait de régler durablement bon nombre de situations.

Sans verser dans le catastrophisme ni céder à certaines facilités qui consisterait à laisser entendre que « l’enfer, c’est forcément l’Autre », Le Cercle du Grau a fait un rapide état des lieux sur l’incivisme et délits mineurs que chacun déplore dans la ville.

Un constat sans complaisance et qui ne stigmatise pas ceux sur lesquels il est facile de jeter l’opprobre.

Un constat sans ambages qui ne cible pas seulement les touristes, sources de beaucoup de maux à en croire certains.

Un constat qui pose les (bonnes) questions sur comment vivre harmonieusement au Grau du Roi, l’été mais aussi l’hiver.

Un constat sans démagogie mais qui suppose que la Municipalité prenne ses responsabilités sans peur de froisser de potentiels électeurs. A moins d’un an des prochaines échéances électorales, le laisser-aller devient grandissant. Le Cercle du Grau vous propose de pointer ces dysfonctionnements et annonce les premières pistes d’un programme où le respect du bien-être de chacun sera prioritaire.

Sophie Pellegrin-Ponsole
Conseillère Municipale
Vice-Présidente du Cercle du Grau



Le Cercle du Grau : un mandat pour tout mettre à plat

A la lecture de tous ces petits riens qui gâchent parfois notre quotidien, on finit par comprendre la désaffection des touristes et la vive inquiétude de ceux qui vivent et travaillent au Grau du Roi. En 2018, plus de 2 000 mains courantes ont été déposées auprès de la Police Municipale. 172 rapports d’infraction ont été remis à la Gendarmerie. Certains se réjouissent de ce chiffre relativement bas pour une station de la taille du Grau du Roi en haute saison. Si le nombre de plaintes enregistrées est aussi dérisoirement faible au regard des délits commis, c’est que la plupart des victimes (vacanciers ou résidents) refusent d’engager des poursuites. Cependant, les « bons » résultats annoncés chaque année par la Municipalité ne parviennent pas à rassurer les citoyens dont le sentiment d’insécurité ne cesse de croître.

Nuisances sonores, stationnement anarchique, occupation illégale du domaine public, dépôts d’ordures sauvages, vols à la tire et autres délits… avec 56 agents communaux affectés à la sécurité et à la gestion de la voie publique en haute saison, assistés par une vidéo-surveillance de plus en plus performante, des mesures plus fermes devront être adoptées afin de retrouver une certaine harmonie et plus de sérénité. Le Cercle du Grau propose un nouveau candidat avec un seul mandat pour tout remettre à plat !

Le 28 août 2019

Etats Généraux du Centre-Ville : beaucoup de bruit pour rien

Au terme des trois réunions organisées dans le cadre des Etats Généraux du Centre-Ville, le constat de fausse concertation et la manœuvre pré-électorale, pressentis par Le Cercle du Grau en ouverture de ces rencontres, semble désormais être partagé par tous ceux qui y ont participé en apportant leur (modeste) contribution.

Peu ou pas préparées, ces réunions ont davantage ressemblé à des discussions de « café du commerce » où chacun y est allé de son témoignage ou de sa (parfois fausse) bonne idée plutôt qu’à des réunions destinées à redynamiser un centre-ville qui se paupérise et qui se meurt peu à peu. Annoncées comme des solutions-miracles, les deux études Urbanis et Bérénice ont simplement livré un constat que chaque Graulen, résident ou commerçant, et parfois les deux, est en mesure de dresser depuis plus de 10 ans. Alors une fois que tout cela a été dit ; que les doléances ont été consignées ; que de nombreux exemples dans des communes limitrophes ont été énoncés, que fait-on ?

La Municipalité, aux affaires depuis 2014, nous promet depuis le début de son mandat, une charte d’embellissement pour les devantures des commerces et l’harmonisation des terrasses commerciales ? Où en est-on ?

A propos de la rénovation des façades le long du Canal, malgré les nombreuses propositions du Cercle du Grau, aucune mesure incitative (réduction de la taxe foncière, subventions exceptionnelles accordées par la Commune…) n’a encore été proposée aux propriétaires, qu’attend-on ?

Pour les pontons pêcheurs, en 2015, Le Cercle du Grau avait proposé à la Municipalité, (qui prétendait déjà travailler sur le dossier), une solution de coffres en aluminium, bardés de bois, pour stocker le matériel, répondant au double impératif : sanitaire et esthétisme. Où en est-on ?

Concernant l’occupation du domaine public, Le Cercle du Grau a, à de nombreuses reprises, tiré la sonnette d’alarme, dénonçant un laxisme, d’ailleurs largement revendiqué et assumé, de la part de Monsieur le Maire. Comment accepter que certains commerces utilisent leur local comme zone de stockage et débordent sur le domaine public pour exercer leur activité commerciale ? Sur cette question, Monsieur le Maire affirme ne pas vouloir engager de bras de fer avec les commerçants peu scrupuleux ni avec leurs propriétaires… Que fait-on ?

Quel que soit le sujet, Monsieur le Maire en reste toujours au stade de l’observation. Après concertation, discussion, il devrait normalement y avoir propositions et actions… Et ce ne sont pas les idées qui manquent. Les conseils de quartier en témoignent. Lors des réunions autour du futur écoquartier méditerranéen où Le Cercle du Grau a perçu un réel intérêt, parfois teinté d’inquiétude légitime, de la part des Graulens. S’ils ont compris la philosophie générale de ce projet, la pseudo-concertation qui dure depuis des mois n’est pas satisfaisante. De réunion en grand-messe en présence de l’architecte catalan, les Graulens ont le sentiment de s’être laissés endormir par de grands principes d’aménagements urbains qui viennent de passer brusquement en phase opérationnelle avec le lancement des appels d’offres auprès des promoteurs immobiliers. La plupart des riverains de ce futur écoquartier découvre aujourd’hui avec angoisse le véritable projet. En d’autres termes, en limite de l’espace à bâtir, proche du lotissement Lou Fanal, là où Monsieur le Maire avait annoncé la réalisation de « petites maisons de pêcheurs », les résidents verront bientôt fleurir au bout de leur jardin des immeubles de même hauteur que ceux de Port Royal.

Depuis l’automne dernier, accompagné de trois architectes-urbanistes, Le Cercle du Grau a engagé une vaste réflexion sur cet écoquartier ainsi que sur les problématiques de circulation et de stationnement. Il présentera des propositions alternatives à ces aménagements déterminants pour l’avenir du Grau du Roi, dans les prochaines semaines.

GDR_15-4000x3999.jpg

© Anyojy Beltrando – Alphaville – Tractebel

 

Le 26 février 2019

Rétrospective 2015 – Sponsoring et stationnement

Outre la pertinence d’associer un supermarché à l’animation culturelle de la commune du Grau du Roi, il convient de remettre cette convention de partenariat en perspective dans le contexte local. Lors des débats autour des horodateurs, de la mise en place du pass-graulen, de l’extension des plages horaires payantes…, il avait été évoqué, mais rapidement éludé, la question du stationnement payant du parking situé en face du super U (parking des Anciens Combattants d’Afrique du Nord). Aujourd’hui, on a peur de comprendre que la convention de partenariat culturel entre la société Porpecali et la Mairie ne soit en fait qu’un « mécenat déguisé » de la part de cette surface commerciale à qui est offert la gratuité d’un parking juste en face de sa zone de chalandise.

Cet article, publié le 2 décembre 2015, est à lire sur https://lecercledugrau.com/dossiers/vie-municipale-2/a-quand-le-conseil-municipal-sponsorise-par-la-boucherie-sanzot/

parking