Environnement & Propreté

Passer de l’intention à l’action

A l’heure où les questions environnementales et la préservation de la nature sont devenues des sujets prioritaires, la Ville du Grau du Roi semble choisir les siens en ignorant les plus flagrants. Les douches de plages, véritables « bains publics » où chacun en profite pour y faire une toilette intégrale devraient être contrôlées, et s’il le faut, remplacées par de simples pédiluves ou fontaines pour se rincer les pieds comme cela se pratique déjà dans de nombreuses stations du littoral français. Cela éviterait une consommation d’eau potable phénoménale et surtout que des produits savonneux ne s’infiltrent dans le sable et finissent dans l’eau de mer.

Par ailleurs, se réjouir benoîtement de l’obtention chaque année du Pavillon Bleu et fermer les yeux sur le ruissellement d’eaux polluées, le déversement de produits toxiques dans le port ou de gasoil qui irise certains jours les eaux du canal et dont l’odeur se répand jusque dans les commerces, sont des comportements irresponsables et criminels. Il devient urgent de proposer aux professionnels une mise en conformité de leurs équipements et les accompagner dans une démarche plus écologique.

L’évacuation des eaux noires des résidents temporaires ou permanents de bateaux amarrés dans le canal en amont du pont tournant constitue aussi un réel problème sanitaire dont peu semble se soucier. Là encore, les responsables sont connus mais l’absence de courage de la part de la Municipalité pour rappeler à l’ordre les contrevenants est flagrante.

 

Pas vu, pas pris

Si la gestion des déchets semble être au cœur des préoccupations de certains élus de la majorité municipale, la réglementation qui devrait s‘appliquer s’avère plus aléatoire. Par manque d’information sur les horaires et modalités de collecte mais aussi par absence de civisme de certains, sacs poubelles et cartons d’emballage jonchent les rues du centre-ville tout au long de la journée. Chacun déplore l’œuvre des goélands éventrant des sacs jetés par des riverains peu scrupuleux sur les trottoirs ou dans les poubelles municipales, tant et si bien que désormais il n’est pas rare de voir des rats dans les rues du centre-ville et le long du canal.

Et que dire des « encombrants » qui peuvent rester parfois plusieurs jours sur un trottoir ou au pied d’une résidence, des déjections canines, des « pissotières à ciel ouvert » dans certaines rues, des aires de pique-nique sauvages sur les pelouses et sur les marches de l’Hôtel de Ville où certains abandonnent sans scrupules les reliefs de leur repas… ?

Le laxisme de la Municipalité, conjugué à l’incivisme de certains citoyens, sont régulièrement évoqués notamment lors des Conseils de Quartiers sans que rien ne soit fait. Le Cercle du Grau propose qu’une « brigade de la propreté » soit mise en place afin de prévenir le laisser-aller et sanctionner les contrevenants.

Le 28 août 2019

Les limites de la démocratie citoyenne

« Co-construction, concertation, participation, collaboration… » autant de mots en « -ion » qui émaillent tous les conseils de quartier mais qui ne sont malheureusement que de belles intentions la plupart du temps non suivies d’actions. Sous la terminologie « démocratie citoyenne » ou « démocratie participative », ces réunions ne sont que des parodies de sessions citoyennes au même titre que le conseil municipal, celui des jeunes ou des sages : « écouter pour mieux étouffer » !

Plus apte à faire savoir plutôt qu’à savoir-faire, la Municipalité multiplie les rencontres entre gens de bonne volonté à qui on donne l’illusion que leur avis compte dans la vie de la cité. Mais au fil des réunions, les mêmes dossiers et les mêmes questions reviennent sans cesse sur le tapis et restent sans réponse : horaires de collecte des ordures, propreté des rues, état des voiries, occupation du domaine public, circulation et stationnement… Dans les quatre quartiers, les mêmes préoccupations avec en écho un semblant d’écoute de la part de la Municipalité qui ne rend plus personne dupe au point qu’à chaque séance, les Conseils de Quartier enregistrent de nouvelles démissions.

Parmi les dernières mesures adoptées en Conseil Municipal, l’octroi de 15 000 € annuels par instance pose également question. Autant cette enveloppe pourrait s’avérer pertinente (et c’est dans ce sens que Le Cercle du Grau s’est prononcé favorablement à cette attribution), si elle était consacrée à des propositions d’animations dans les quartiers, terrain sur lequel la Municipalité a démissionné depuis bien longtemps, autant l’utilisation de ces fonds pour l’achat de mobilier urbain ou d’aires de jeux d’enfants est difficilement concevable.

Dans un souci de cohérence pour laquelle tant et tant d’études sont engagées, l’équipement urbain doit rester du seul ressort de la Commune dont on attend d’ailleurs depuis 2015 la charte d’embellissement censée permettre d’éviter toute dérive d’aménagement…

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Le 6 décembre 2018

Le Cercle du Grau vous présente ses meilleurs voeux pour 2017.

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L’année 2016 aura vu la naissance du Cercle du Grau. Ce mouvement de réflexion et d’actions rencontre un réel engouement auprès des Graulennes et des Graulens qui viennent chaque jour apporter leur pierre à la construction d’une meilleure qualité de vie au Grau du Roi en participant à la préservation de ses intérêts tout en regardant vers l’avenir.

Merci à tous ceux qui ont le courage et l’envie de nous rejoindre, permettant par leurs questions et leurs contributions d’installer chaque jour un peu plus le Cercle du Grau dans le paysage public. La vocation de cette association est de peser sur les dossiers de la vie citoyenne du Grau du Roi en toute indépendance, sans aigreur ni esprit de revanche vis à vis de l’équipe municipale en place.

Le Cercle du Grau réunit des personnes de sensibilités différentes, d’horizons et de parcours variés, toutes animées par un seul but : redresser la barre d’une cité à la dérive. L’action publique locale n’a pas besoin d’étiquette politique pour être efficace. Le Grau du Roi mérite bien mieux qu’une guerre de clans, de droite ou de gauche ; de Graulens contre “néo” ; “d’héritiers” contre “parvenus”. Le Cercle du Grau représente cette troisième voie, ni anti, ni pro, juste ensemble.

2017 sera une année riche au cours de laquelle il nous faudra poursuivre cette redéfinition de la scène politique. Grâce à vous et à votre soutien, le Cercle du Grau sera au rendez-vous. En attendant, nous vous souhaitons une belle et heureuse année 2017.

Le Bureau du Cercle du Grau

Visionnez la rétrospective  2016

La vente de l’ancien Office de Tourisme mis sur la table au dernier Conseil Municipal par le Cercle du Grau

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En cette fin d’année, un peu de vie est revenue dans le « grand corps malade » du Conseil Municipal qui offre le spectacle pathétique d’une partie de l’opposition multipliant les recours contre tout et rien, d’une part, et le grand show d’un homme bien seul, d’autre part, dont le jeu favori est celui de noyer le poisson.

« Noyer le poisson », c’est ballot d’ailleurs surtout à propos de la future Ecole de Mer à Port Camargue dont la gestion et l’exploitation vont être mises en Délégation de Service Public. Avec les outils dont la Commune dispose (la Régie de Port Camargue et la SEM Le Grau du Roi Développement), il paraît surprenant d’avoir recours à un tiers pour exploiter cette future installation dont le montant des travaux est tout de même estimé à 4,7 millions d’euros. Monsieur le Maire se réjouit par avance de cette mise en concurrence qui, selon lui, risque de voir flamber les offres. L’optimiste, c’est bien quand il n’est pas candide. Pour être rentable pour la Commune, le montant du loyer devrait s’élever à 225.000 € par an. Quel délégataire s’embarquera dans « cette galère » à ce prix ? Peut-être, Monsieur le Maire a déjà pensé à la reconversion d’un marin récemment retraité à qui il pourrait confier les clés de l’Ecole de Mer à bas prix en échange de sa notoriété (héraultaise quand il gagne et graulenne quand il échoue…). Alors, sur cette question aussi mal ficelée, le Cercle du Grau a préféré s’abstenir.

A retenir du Conseil Municipal du 15 décembre 2016, la question n°31 relative au versement d’une subvention exceptionnelle de 20.000 € à la Maison de Retraite pour honorer la prime de juin aux agents de l’EPAHD. Si on ne peut raisonnablement être contre l’attribution d’une telle prime, on peut se demander pourquoi la Ville est encore obligée de mettre la main à la poche pour abonder le budget du CCAS qui dépasse désormais les 1,5 millions d’euros. De vrais écureuils, les deux Dames de Fer du CCAS qui ne manquent pas une occasion de faire gonfler leur budget ! Mais attention à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf, pardon : attention au CCAS qui veut devenir aussi gros que la Mairie…

Voilà les deux seules questions (sur les 37 inscrites à l’ordre du jour de la séance) qui ont suscité quelques débats mais on vous a gardé le meilleur pour la fin : la vente des anciens locaux de l’Office de Tourisme ! Sachant que le compromis de vente expirait le 16 décembre 2016, le Cercle du Grau a souhaité connaître, par la voix d’une question écrite posée par Sophie Pellegrin-Ponsole, où en était l’acte définitif relatif à la vente de ces locaux pour un montant de 620.000 €. Si la date semble être désormais à peu près calée (première quinzaine de janvier 2017), Monsieur le Maire est beaucoup moins à l’aise quant au respect des conditions de vente.

Pour mémoire, le 3 février 2016, le Cercle du Grau avait manifesté son opposition à cette délibération qui favorisait le candidat moins-disant même si son projet semblait séduisant sur la papier : une poissonnerie en rez-de-chaussé et un restaurant de poissons à l’étage, permettant une opportune et nécessaire montée en gamme de la rue Rédarès. Le Cercle du Grau avait alors demandé que le descriptif de ce projet figure dans l’acte de vente définitif car seuls ces éléments, différenciants par rapport à la deuxième offre plus avantageuse en termes de prix, pouvaient justifier le choix de la SCI Medazur.

Monsieur le Maire nous avait alors assurés qu’il veillerait personnellement à ce que ces conditions soient respectées. Or, le compromis de vente prévoit uniquement « l’ouverture de 3 commerces en rez-de-chaussée, l’aménagement d’une salle au 1er étage et l’amélioration de l’aspect extérieur ». Il semblerait donc que Monsieur le Maire s’apprête à vendre ce bâtiment situé dans un endroit stratégique de la station à un nouveau « marchand du temple » en toute connaissance de cause. Ce projet haut de gamme n’aurait été encore qu’un écran de fumée afin de favoriser un candidat aux liens étroits avec le responsable du Service Urbanisme ? Vous avez dit… favoritisme ?

Lire les autres interventions du Conseil Municipal du 15 décembre 2016

Le 17 décembre 2016